Le père de famille angolais qui devait être expulsé mercredi a refusé d'embarquer dans l'avion au départ de Roissy et à destination de Luanda, en Angola. Le tribunal de Bobigny doit se prononcer cet après-midi sur ce refus d'embarquement. Julien Poncet, porte-parole de Forum réfugiés à Lyon, assure que le refus d'embarquer n'était pas la bonne solution: "Nous avons tous conseillé à Guilherme d'accepter de prendre cet avion. S'il avait atterri en Angola, il aurait alors pu faire une demande officielle de visa et revenir en France". En effet, ce refus d'embarquer peut encourager la cour à statuer sur une interdiction de territoire: "Le tribunal pourra lui interdire le territoire français pendant deux ans, explique Julien Poncet. A ce moment là, il n'aura plus aucun recours avant la fin de cette interdiction". Tandis que les associations, les élus et les parents d'élèves qui se mobilisent pour que Guilherme reste en France attendent le verdict du tribunal de Bobigny, Julien Poncet rappelle que "tous les recours juridiques ont déjà été tentés".
Papier mis à jour à 16h12”
Selon un communiqué de presse envoyé par le comité pour la régularisation de Guilherme Hauka Azanga, l’avion qui devait ramener Guilherme pour Luanda est parti sans lui; le pilote aura refusé de le prendre à son bord. Une délégation de parents d’élèves de l’école Gilbert Dru (Lyon 7e), des membres de la FCPE (fédération des conseils de parents d’éleves) et de RESF (réseau éducation sans frontières) étaient à l’aéroport hier après-midi pour informer les passagers et le personnel naviguant de ce qui étaient en train de se passer. ”D’après nos informations, Guilherme avait une camisole de force et une muselière” d’après par le comité.
jeudi 8 avril 2010.