
12 h 40 : aux cris de « Guilherme, Guilherme », une cinquantaine de personne attendait Guilherme Hauka Azanga dans le hall de la Part-Dieu. Politiques, membres d'associations et surtout parents d'élèves se déclaraient ravis par la libération de leur «ami» ou «voisin». «C'est un grand moment de bonheur pour moi et pour mes enfants» a déclaré Florence, la compagne de Guilherme. Ce dernier, ému, a remercié les personnes présentes, les parents d'élèves ainsi que les élus comme le député PS Pierre Alain Muet.
Il s'est enfin éclipsé discrètement pour rentrer chez lui et retrouver sa famille après les rebondissements de ces dernières 24 heures. Avant d'annoncer dans un communiqué la fin de la rétention de Guilherme, la préfecture du Rhône avait, en effet, ordonné jeudi soir son expulsion par un vol en partance de Lisbonne. Vers 17 h 30, Guilherme a donc été conduit à l'aéroport du Bourget où l'attendait un avion militaire. L'avion n'a néanmoins pas réussi à atterrir à Lisbonne suite au refus, selon RESF, de laisser l'engin survoler le territoire.
Il a donc fait demi tour et Guilherme a ensuite été replacé au Centre de rétention de Bobigny avant d'être libéré dans la nuit.La veille, ce dernier a évoqué ses conditions d'expulsion, expliquant qu'avant d'embarquer à Roissy mercredi, il avait été bâillonné et placé dans une camisole de force par les forces de police. La préfecture ainsi que le ministre de l'immigration n'ont, jusqu'à présent, pas fait de déclaration. Le préfet devait néanmoins recevoir le consul d'Angola dans la journée.
