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Mende. Asile - La famille Tokayev toujours dans l’incertitude

 

RAPPEL : Tous vivent sous la menace d'un retour forcé en Tchétchénie. La famille Tokayev, aujourd'hui à Mende, a déposé un recours pour rester en France L'attente et la crainte d'un retour forcé au pays : c'est ce que vit au quotidien la famille Tokayev, depuis son arrivée en France en décembre 2007.

À Mende depuis le 8 avril, les militants lozériens de l'association Réseau éducation sans frontière (RESF) se mobilisent pour la famille, un couple et ses quatre enfants de 18 mois, quatre ans, cinq ans et 14 ans.
Aujourd'hui, la famille vit dans un appartement du centre-ville, un hébergement mis à disposition par l'association Yvonne-Malzac. Les enfants en âge d'être scolarisés sont inscrits au groupe scolaire de Mende, et les parents suivent des cours de français.
Les Tokayev se trouvent sous la menace d'une reconduite à la frontière. Une demande d'asile a été rejetée par l'of fice français de protection des réfugiés et apatrides (l'Ofpra), ainsi qu'un premier recours auprès de la Cour nationale du droit d'asile. Puis, la famille Tokayev a reçu une obligation de quitter le territoire français. Aujourd'hui, elle a déposé un second recours, juridiquement suspensif, devant le tribunal administratif de Nîmes. Ce qui empêche donc, temporairement, toute expulsion.
« Le préfet peut très bien délivrer un titre de séjour pour raison humanitaire », avance Martine Fallet de RESF et marraine d'une enfant des Tokayev. Un document qui permettrait à Saidakhmed, le père de famille, de travailler. Lui qui dispose d'une promesse d'embauche comme poseur bardeur dans une entreprise près de Nîmes. Mais il est hors de question, pour la famille, de rentrer au pays. Selon RESF, tous sont dans le viseur des autorités russes et tchétchènes.
En août 2007, le père de famille a hébergé un ami, combattant recherché par la police russe. Tous deux sont arrêtés et Saidakhmed subit des tortures au cours d'une première période de détention de 21 jours. La famille fuit une première fois en Ossétie, puis le père de famille revient au pays en octobre pour l'anniversaire de la mort de sa mère. Il est à nouveau arrêté et torturé. Fin 2007, la famille entre e n France. « Je ne savais rien de ce pays, nous l'avons choisi parce que nous connaissons des Tchétchènes près de Nîmes », indique Saidakhmed.
L'Ofpra avait rejeté la première demande d'asile le 13 février 2009, estimant notamment que des éléments manquent à leur dossier pour appuyer leur récit. Le tribunal administratif de Nîmes devrait rendre sa décision d'ici à fin juin.

Sylvain LABLANQUIE

mardi 11 mai 2010.

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