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Le Dauphiné Libéré / BOURG LES VALENCE - Une famille géorgienne menacée d'expulsion

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BOURG LES VALENCE - Une famille géorgienne menacée d'expulsion

 


une famille Armenienne de 5 personnes sans papier a Valence (Drome 26) le 01.06.2010 (seul le marie a accepte d etre pris en photo

Arsut Sadoyan est Yéside. Une communauté qui n'existe plus. Il a grandi à Tbilissi, en Géorgie, jusqu'en 2003, puis les persécutions policières et des actes de racisme l'ont obligé à s'enfuir en Russie, puis en France la même année.

Demandeurs d'asile et sans-papiers, l'homme âgé de 35 ans, sa femme et ses trois enfants risquent l'expulsion à tout moment.

Depuis le 4 mai dernier, date à laquelle la cour d'appel de Lyon a prononcé l'annulation de leur titre de séjour, leur rêve français s'est envolé : plus de droit au travail et au logement.

Une décision étonnante puisque le tribunal administratif de Grenoble avait en 2009 condamné la préfecture de la Drôme à verser une somme de 1 000 euros pour dommages et intérêts et exigé la régularisation immédiate de la situation des Sandoyan.

« Mais la France, c'est chez nous ! »

« C'est incompréhensible, souffle Arsut. J'avais même trouvé un travail de couvreur-bardeur en CDI à Montélier. Après 7 ans de vie en France, on nous dit que nous ne pouvons plus vivre ici. Mais la France, c'est chez nous ! »

Dans son quartier de Bourg-lès-Valence, tout le monde le connaît. « Cette famille n'a jamais posé aucun problème et est toujours prête à rendre service. Elle est parfaitement intégrée », assure Bertrand Masson, l'un des éducateurs spécialisés qui suit de près le dossier de la famille.

Arsut parle couramment français et russe. À plusieurs reprises, il a même servi de traducteur en préfecture pour « dépanner » et s'est investi en compagnie de son épouse dans plusieurs associations.

Aujourd'hui, ils vont reformuler une demande de titre de séjour et espèrent que le préfet examinera de près leur demande. « Pour que les enfants continuent d'aller à l'école pour avoir un métier plus tard. »

Les élus locaux se sont également mobilisés à l'image du sénateur-maire (PS) Bernard Piras qui a même écrit personnellement à Eric Besson, ministre de l'Immigration, et se dit prêt à les défendre par tous les moyens.

« S'il le faut, je prendrai même un rendez-vous avec le cabinet du ministre. Pour moi ce sont des Bourcains. »

Pour le préfet, François-Xavier Ceccaldi : « Cette famille savait parfaitement que son titre de séjour était provisoire. Depuis 2003, nous sommes allés de recours en recours et j'ai donc interjetté appel car l'Etat est dans son droit. Ils feront donc à nouveau l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). »


 
Julien COMBELLES
samedi 5 juin 2010.

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