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Solidarité avec les Six de Pau

 

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Adresse postale : C/o EDMP 8 Impasse Crozatier 75012 Paris - educsansfrontieres@free.fr / www.educationsansfrontieres.org             

Contacts : Isabelle Larrouy 06 33 26 90 91 Jean-Jacques Le Masson 06 88 83 51 38 Richard Moyon 06 12 17 63 81

7 juin 2010
 
SOLIDARITE AVEC LES SIX DE PAU
 

Le Réseau Education sans frontières apporte son soutien sans réserve aux six personnes qui comparaîtront devant le TGI de Pau le 10 juin pour outrage à représentant de l’Etat. Retraités, médecin, informaticien, enseignant ou disquaire, ils avaient écrit au préfet des Pyrénées Atlantiques, pour s’indigner de l’emprisonnement de deux enfants de 5 et 7 ans au Centre de Rétention Administrative d’HENDAYE où ils attendaient avec leurs parents leur expulsion vers leur pays d’origine, l’Albanie.

Certains courriers, non publics, faisaient référence à la période de l’occupation et à l’attitude de certains préfets à l’époque. Effet de la mauvaise conscience peut-être, le préfet Rey s’est emparé de ce prétexte pour traîner en justice quelques uns de ceux que ses actes indignent.

Il faut raison garder : une expulsion est un acte d’une violence dévastatrice pour les adultes et encore davantage pour les enfants. C’est une arrestation en famille, les parents sont rudoyés et humiliés devant leurs enfants, le père et parfois la mère sont menottés, ils subissent une garde à vue dans des locaux souvent souillés et puants, des transports sous escorte, la prison enfin, pudiquement baptisée centre de rétention, la promiscuité, la crasse parfois, les grillages et les haut-parleurs.

A Hendaye, le centre était neuf et les enfants ont eu le terrible honneur de l’inaugurer. Le plus jeune des enfants y a même « fêté » son 5ème anniversaire.

Et pour finir, l’expulsion elle-même qui conduit obligatoirement au doute : qu’ont fait les parents pour mériter un tel traitement et qu’on les chasse ainsi du pays où ils voulaient vivre ?

Ce sont des traumatismes indélébiles qu’infligent le préfet Rey et ses collègues à ceux qu’ils expulsent. On ne peut être que surpris de l’extrême sensibilité du préfet au poids de quelques mots et de sa pesante indifférence aux souffrances qu’il inflige ‑‑sur ordre, mais ce n’est pas une excuse—à des enfants et à leurs parents.

Malgré l’indignation générale que soulèvent ces faits, malgré l’opposition de la totalité des organisations de défense des droits de l’Homme et des enfants, en particulier de la Défenseure des enfants (ce qui a concouru à la suppression programmée de sa fonction), le président de la République et son subordonné Besson s’entêtent à pratiquer l’enferment des enfants et des familles. Quarante places sont réservées aux familles dans le nouveau centre de rétention du Mesnil-Amelot.

Le RESF demande que justice soit rendue aux six de Pau, que leur relaxe soit prononcée et que le préfet Rey soit débouté et condamné aux dépens. Quoi qu’il en soit, l’Histoire, elle, a déjà tranché. Et pas en faveur du préfet et de ses supérieurs.

 

 


 
 
 
 

 

 

 


 

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7 juin 2010

 

SOLIDARITE AVEC LES SIX DE PAU

 

Le Réseau Education sans frontières apporte son soutien sans réserve aux six personnes qui comparaîtront devant le TGI de Pau le 10 juin pour outrage à représentant de l’Etat. Retraités, médecin, informaticien, enseignant ou disquaire, ils avaient écrit au préfet des Pyrénées Atlantiques, pour s’indigner de l’emprisonnement de deux enfants de 5 et 7 ans  au Centre de Rétention Administrative d’HENDAYE où ils attendaient avec leurs parents leur expulsion vers leur pays d’origine, l’Albanie.

Certains courriers, non publics,  faisaient référence à la période de l’occupation et à l’attitude de certains préfets à l’époque. Effet de la mauvaise conscience peut-être, le préfet Rey s’est emparé de ce prétexte pour traîner en justice quelques uns de ceux que ses actes indignent.

Il faut raison garder : une expulsion est un acte d’une violence dévastatrice pour les adultes et encore davantage pour les enfants. C’est une arrestation en famille, les parents sont rudoyés et humiliés devant leurs enfants, le père et parfois la mère sont menottés, ils subissent une garde à vue dans des locaux souvent souillés et puants, des transports sous escorte, la prison enfin, pudiquement baptisée centre de rétention, la promiscuité, la crasse parfois, les grillages et les haut-parleurs.

A Hendaye, le centre était neuf et les enfants ont eu  le terrible honneur de l’inaugurer. Le plus jeune des enfants y a même « fêté » son 5ème anniversaire.

Et pour finir, l’expulsion elle-même qui conduit obligatoirement au doute : qu’ont fait les parents pour mériter un tel traitement et qu’on les chasse ainsi du pays où ils voulaient vivre ?

Ce sont des traumatismes indélébiles qu’infligent le préfet Rey et ses collègues à ceux qu’ils expulsent. On ne peut être que surpris de l’extrême sensibilité du préfet au poids de quelques mots et de sa pesante indifférence aux souffrances qu’il inflige ‑‑sur ordre, mais ce n’est pas une excuse—à des enfants et à leurs parents.

Malgré l’indignation générale que soulèvent ces faits, malgré l’opposition de la totalité des organisations de défense des droits de l’Homme et des enfants, en particulier de la Défenseure des enfants (ce qui a concouru à la suppression programmée de sa fonction), le président de la République et son subordonné Besson s’entêtent à pratiquer l’enferment des enfants et des familles. Quarante places sont réservées aux familles dans le nouveau centre de rétention du Mesnil-Amelot.

Le RESF demande que justice soit rendue aux six de Pau, que leur relaxe soit prononcée et que le préfet Rey soit débouté et condamné aux dépens. Quoi qu’il en soit, l’Histoire, elle, a déjà tranché. Et pas en faveur du préfet et de ses supérieurs.

 

 

 

 

mercredi 9 juin 2010.

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