Par la loi du 25 mars 2009 dite de « Mobilisation pour le Logement et la Lutte contre les Exclusions » (loi MLLE) c’est à l’Etat qu’incombe l'obligation de faire appliquer le plan d’accueil et d’hébergement des personnes sans domicile (art. 69) et de fournir les moyens nécessaires (art.71 et 73) afin que nul ne soit à la rue et souffre de la faim.
Mais dans les faits, l'Etat se soustrait de plus en plus à ses obligations. Son désengagement amène des dizaines de personnes à la rue;
Les personnes étrangères que nous accompagnons dans leurs démarches d'insertion dans la société française sont les premières victimes de la resrtiction des moyens sociaux destinés aux exclus
la famille A. depuis le 1er avril, 3 autres familles depuis le 1er juin, combien au 1er juillet ?
On nous annonce la mise à la porte de 3 nouvelles familles logées à l'hôtel Comté et la fermeture du CHUTHE où sont hébergés les célibataires.
A l’occasion de la Nuit de la Solidarité du lundi 28 juin 2010, le Réseau Education Sans Frontières d’Indre-et-Loire (RESF37) et Chrétiens-Migrants tiennent à manifester leur soutien aux personnes étrangères jetées à la rue.
Parmi elles, des personnes particulièrement vulnérables comme des malades,,des handicapés et des femmes enceintes avec des enfants de moins de 3ns sont aussi mal traitées
Avec ou sans-papiers, nul ne doit dormir dehors, le ventre vide. Nous exigeons une nouvelle fois une solution d'hébergement digne et durable pour toutes les personnes sans abri. L'Etat comme les municipalités peuvent exercer leur droit de réquisition (à Tours au moins 2000 logements vides), le Conseil Général a l'obligation légale de prendre en charge les familles ayant des enfants de moins de 3 ans.
Nous citoyen(ne)s luttons aux côtés de ceux et celles qui risquent de se retrouver sans ce minimum vital, un toit. Assez des discours autour de la « cohésion sociale » et de larmes de crocodiles sur la misère qui s’amplifie ! Les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités !
RESF37
CHRETIENS-MIGRANTS,
26 juin 2010
Contact : 02 47 28 54 41
voir aussi :
lundi 28 juin 2010.