
par Yohan DOUCET
Le 19 janvier dernier, Midi Libre s'était ému de la situation de Kahdidja Iorio, Sétoise d'origine algérienne, mère de trois enfants et mariée à un Français depuis 2006. Au titre des accords franco-algériens, elle bénéficiait depuis cette année-là d'un certificat de résidence d'un an renouvelable jusqu'à la fin de la quatrième année, à l'issue de laquelle elle peut solliciter la nationalité française.
Or, en janvier, elle a été radiée de l'ANPE, elle qui travaille sous couvert d'un contrat d'aide à l'emploi, au motif que son titre n'avait pas été renouvelé. Un oubli de la préfecture justifié par des retards de procédure. Finalement, elle avait réussi, grâce à l'intervention de Janine Léger, d'Accueil Migrants Sète, à obtenir sa nouvelle carte de séjour, valable cette fois trois mois (?). Sauf qu'en avril, rebelote. Pas de carte et donc radiation de l'ANPE. Nouvelle intervention de Janine Léger et nouvelle carte de séjour de trois mois. Arrive juillet. La carte n'est encore pas renouvelée en temps et en heure : troisième radiation de l'ANPE. Janine Léger saisit de nouveau la préfecture, mercredi 7 juillet. Mais depuis, pas de nouvelles. « C'est une situation aberrante, s'emporte cette dernière. Elle travaille, ne vit donc pas à charge et peut prétendre à la nationalité française dans quelques mois. En plus, elle paie cette carte, 70 €. » Sans aller jusqu'à prétendre que cette aberration répétée pourrait décourager toute vélléité de naturalisation, force est de reconnaître que les retards préfectoraux ne peuvant que s'accumuler si on délivre des cartes de séjour valables trois mois alors que les accords franco-algériens prévoient des validités d'un an. Imbroglio dont Khadidja ne serait pas seule victime...