Vendredi à Grenoble, le chef de l’Etat a, pour la première fois de son mandat, explicitement lié délinquance et immigration en évoquant «cinquante ans d’immigration insuffisamment régulée qui ont abouti à mettre en échec l’intégration». Et souhaité que la nationalité française soit retirée à certains délinquants d’origine étrangère. Des propos que l’on n’avait pas l’habitude d’entendre dans la bouche d’un homme se prévalant jusqu’alors de ses racines hongroises et qui avait mis fin à la double peine pour les étrangers. «Guerre». C’était pourtant, à l’origine, un discours destiné à remotiver les forces de l’ordre qui était attendu.
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dimanche 1er août 2010.