Ils ont écrit au préfet des Pyrénées-Atlantiques pour se plaindre de sa politique d’expulsion, assimilée à celle du gouvernement de Vichy. Résultat: le tribunal correctionnel de Pau a infligé jeudi des amendes de 1.000 euros avec sursis aux cinq militants du Réseau éducation sans frontières (RESF). Les cinq prévenus avaient dénoncés en juillet 2008 par mail la situation d'une famille albanaise placée en centre de rétention avec deux enfants de 5 et 7 ans. Philippe Rey, le préfet du département, avait déposé plainte dans la foulée, pour outrage à représentant de l’Etat. «Toute liberté à ses limites, y compris la liberté d'expression», avait estimé le procureur de Pau, Erick Maurel, dans son réquisitoire prononcé le 10 juin dernier à Pau.
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jeudi 12 août 2010.