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Medias - SUD-OUEST - Sud Ouest

Vers une solution pour Sitti et Liouize

Après un retour à Mayotte, le préfet est d’accord pour accueillir les étudiantes, en règle, à Pau.
 
source : Sud Ouest

Le 26 août dernier, le préfet des Pyrénées-Atlantiques, Philippe Rey, a fait parvenir une lettre à Maripierre Massou-dit-Labaquère, avocate des étudiantes de l'université de Pau, Sitti et Liouize, qui vivent toujours dans la clandestinité, faute de papiers en règle.

Le préfet répond favorablement à la demande de l'avocate de permettre le retour à Mayotte des deux étudiantes de l'université de Pau et de leur amie Iradati, elle aussi originaire des Comores. Une fois sur l'île de Mayotte, les « filles » redemanderont en bonne et due forme un titre de séjour pour revenir étudier sur le continent. Titre que le préfet s'engage à leur fournir. « Elles obtiendront de ma part la délivrance du titre de séjour qu'elles demandent », écrit le représentant de l'État.

« En finir »

« C'est une solution d'apaisement. Il faut en finir. Ce n'est pas une vie d'être clandestin à 20 ans ! Mais si quelqu'un a une autre idée, qu'il me la donne ! » explique Me Massou-dit-Labaquère.

Le retour à Mayotte permettrait par ailleurs le déblocage du dossier de naturalisation, déposé depuis près de trois ans à Nantes. Il était jusque-là en stand-by en raison de l'obligation de quitter le territoire français délivrée par Philippe Rey.

L'universitaire Jean Ortiz est soulagé. « On peut donc enfin entrevoir la fin d'un long tunnel, d'un long calvaire pour ces trois jeunes filles. Problème : elles sont ''fauchées''… Il faudra donc, par souscription et ''appel au peuple'', trouver le montant de trois billets d'avion. »

Quant à Jean-Jacques Le Masson, du Réseau éducation sans frontières, il reconnaît une évolution ? « C'est un engagement formel du préfet… qui ne lui coûte pas cher ! »

Quant à Cyril, étudiant et membre du Réseau universités sans frontières, il reste prudent. « Tant qu'elles n'ont pas les visas, rien n'est fait. »

Si, comme l'espère l'avocate, Mayotte répond favorablement à la demande de visa, le retour à l'université de Pau serait possible en octobre. Ce serait la fin d'une longue bataille entamée il y a deux ans, entre les services de la préfecture, la justice d'une part, et la communauté universitaire, soutenue par une partie de l'opinion publique d'autre part.

 


voir aussi :

La République des Pyrénées / Les deux Comoriennes dans l’attente

 

Medias - Zinfos974 (La Réunion) : Deux étudiantes comoriennes menacées d’expulsion

 

 

 
Medias - 20 Minutes - 20Minutes L’université de Pau désobéit pour soutenir ses étudiantes sans-papiers

 

Medias - Le Monde A Pau, deux étudiantes comoriennes sans papiers sont menacées d’expulsion
samedi 4 septembre 2010.

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