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Est Républicain : Non à la "xénophobie"

Des manifestations contre la politique "sécuritaire" du gouvernement ont eu lieu en Lorraine et Franche-Comté, comme dans 130 villes de France.
 

A Belfort, quelque 300 personnes ont protesté, en tout début d'après-midi, contre "la xénophobie et la politique du pilori du gouvernement". Ils ont répondu à l'appel lancé par seize organisations du Territoire, dont la Ligue des Droits de l'Homme, RESF, le NPA, le PCF, l'UNSA, le PS, le SNES-FSU ou encore Lutte Ouvrière. A Besançon, pratiquement dans le même temps, ils étaient 800 à battre le pavé A Nancy, ils étaient 300 selon la police, plus de 500 selon les organisateurs. A Strabourg, forte mobilisation avec 2500 personnes, 350 à Mulhouse.
 Douze mille personnes, selon la police, 50.000 selon les organisateurs, manifestaient samedi à Paris contre la politique sécuritaire du gouvernement jugée «xénophobe» . Dans le cortège, les députés Arnaud Montebourg et Jean-Christophe Cambadélis ainsi que Christophe Borgel, secrétaire national du PS, étaient en tête de la délégation du Parti socialiste. 

 Le secrétaire national de l'UMP chargé de la sécurité Eric Ciotti a estimé samedi que les manifestationstraduisaient «une complaisance coupable à l'égard de ceux qui bafouent les lois de la République» et il a fustigé la participation du PS.   Il rappelle «que la première des libertés est de pouvoir vivre en sécurité et »dénonce le caractère injurieux de certains slogans entendus pendant ces manifestations«.  Affirmant que »la France est le premier pays européen en termes d'accueil de réfugiés politiques, le deuxième au monde, après les Etats-Unis«, elle n'a pas, selon lui, »de leçons à recevoir en matière des droits de l'Homme et de démocratie«.


     Les manifestations n'ont rassemblé au total «que quelques dizaines de milliers de personnes», a assuréle ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, ce qui constitue, selon lui, «une déception» pour leurs organisateurs qui revendiquent  de leur côté 100.000 manifestants. 



Ils chantent leur soutien aux sans-papiers

 Plusieurs personnalités du monde de la culture sont par ailleurs  venues chanter leur soutien aux sans-papiers samedi matin sous les fenêtres du ministère de l'Immigration, à Paris.    Arrivés à bord d'un bus à impériale, les artistes, parmi lesquels les chanteuses Jane Birkin et Jeanne Cherhal aux côtés de la cinéaste Agnès Jaoui, ont entonné, accompagnés d'un accordéon, «Les P'tits Papiers», célèbre chanson de Serge Gainsbourg écrite pour Régine, qui était également présente.
    Après avoir stationné quelques minutes devant l'entrée du ministère, rue de Grenelle, le bus s'est dirigé vers la station de métro Varenne, où 200 à 300 personnes s'étaient réunies pour soutenir la cause des sans-papiers, avant le départ d'une manifestation sur le même thème, à Paris et dans plusieurs villes européennes et de province, dans l'après-midi.
    «C'est une chanson pour la détresse des gens, pour les réchauffer. Il me semble qu'on fait des boucs émissaires, sans-papiers ou Roms, qui peuvent être expulsés contrairement à moi, qui suis également étrangère», s'est indignée Jane Birkin.
    «On ne pouvait pas rester sans rien faire. Dans les préfectures, malgré les promesses, les dossiers de régularisation sont bloqués», a affirmé au micro Armelle Gardien, représentante du Réseau éducation sans frontières (RESF), qui co-organisait l'événement.
    Cette manifestation symbolique visait également à promouvoir le concert «Rock Sans Papiers» auquel participeront une quinzaine d'artistes, de chanteurs et de comédiens le 18 septembre à Paris-Bercy, et dont tous les bénéfices seront reversés au Comité des travailleurs sans papiers grévistes, soit près de 6.700 personnes.
    A l'issue du rassemblement, une délégation de personnalités et de militants a été reçue au ministère de l'Immigration.


A Bordeaux, Paris, Toulouse, Londres, Bruxelles... 

 Environ 1.200 personnes selon la police, près de 3.500 selon les organisateurs, ont manifesté samedi matin à Bordeaux pour dénoncer le caractère selon elles «xénophobe» de la politique du gouvernement, notamment à l'encontre des Roms.
    Les manifestants ont défilé derrière une large banderole «halte au racisme, liberté, égalité, fraternité en danger» tenue par des représentants syndicaux (FSU, CGT, CFDT, syndicat de la magistrature), des responsables de partis politiques (Europe Ecologie, Front de Gauche, PCF, Jeunes socialistes) et d'associations.
    Parmi les manifestants figurait Marie Bové, conseillère régionale Europe écologie, qui refuse «que le gouvernement jette l'opprobe sur une catégorie de population» et «essaie de faire croire aux Français qu'à cause d'eux les choses vont mal».
    Des gens du voyage s'étaient joints au cortège, qui a défilé dans le calme pendant près de deux heures dans le centre de Bordeaux.
    «C'est un droit et un devoir pour nous de participer à cette manifestation, si on se laisse ainsi écraser, on se demande jusqu'où cela va aller», a expliqué , un représentant de la communauté des gens du voyage venu de Mont-de-Marsan.
    Pour lui, la politique menée par le gouvernement à l'égard des Roms est «un prétexte pour cacher les vrais problèmes». «Nous protestons contre cette chasse à l'homme qui assimile les gens du voyage à des bandits de grands chemins», a souligné Ange Loustalot, responsable d'une association régionale de tsiganes.    A Agen, une manifestation a réuni 350 personnes, selon les organisateurs et
la police.

1.000 personnes selon la police, 3.000 selon les organisateurs, ont défilé samedi dans les rues de Toulouse «contre le racisme d'Etat» et «la façon dont sont stigmatisés les étrangers et les populations défavorisées».

 D'autres cortèges ont été recensés à Perpignan (entre 400 et 800 personnes), Rodez (200), Auch (300 à 400 personnes), agen (350), Mantes-la Jolie (100).
    Des rassemblements ont également eu lieu devant des ambassades françaises de plusieurs pays de l'Union européenne.
    A Londres, une vingtaine de personnes ont brandi des pancartes à l'effigie de M. Sarkozy barrées du commentaire: «Derrière le sourire, la culpabilité».  A Bruxelles, une centaine de personnes dont des Roms portaient des banderoles disant «Sarkozy: Voulez-vous acheter un Rom? 300 euros l'adulte, 100 euros l'enfant», en référence aux montants de «l'aide au retour».  En Espagne, à Madrid et Barcelone, de petits comités ont lu une lettre qui sera envoyée à l'ambassadeur de France pour demander le respect des droits de l'Homme.

samedi 4 septembre 2010.

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