

Après la prise de parole, le cortège s'est dirigé vers la préfecture, avec une pause sur les marches de la cathédrale.
Il était également possible d'épingler sur ses habits un triangle brun, l'insigne utilisé par les nazis dans les camps de concentration pour désigner les Roms. Pourquoi ces références ? « Pour marquer une dimension historique. La persécution des Roms se perpétue », affirme Jean-Luc Galibert , qui ne souhaite pas avancer plus loin la comparaison. Une autre manifestante : « Nous n'avons pas besoin de voir pour savoir. » En effet, cette corde est raide : des militants de RESF ont déjà été condamnés à des amendes avec sursis après avoir écrit au préfet des Pyrénées-Atlantiques pour se plaindre de sa politique d'expulsion, comparée à celle du gouvernement de Vichy.
En Lozère ? Il n'y a pas eu de démantèlement de camp de Roms en Lozère selon RESF.
Pour les Roms et les gens du voyage (dont 95 % sont de nationalité française), des aires d'accueil existent notamment à Saint-Chély-d'Apcher, à Marvejols, à Florac. Et à Mende, l'aire est située peu après le quartier Fontanille. « Mais elle n'est pas ouverte toute l'année, elle est fermée l'hiver » , remarque André Michel, un des manifestants. La loi oblige les communes de plus de 5 000 habitants à disposer d'aires d'accueil. La loi prévoit 6 aires et 73 emplacements dans le département. En juillet, il manquait une vingtaine de places.
