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Mende - « Sarkozy a franchi le seuil de l’intolérable »

RAPPEL : La rentrée sociale et politique a tenu ses promesses dans la rue de Mende avec 300 manifestants contre la politique de Sarkozy
 
source : Midi Libre

Le bureau – pastiche – officiel français de délation était ouvert, hier matin, place de la République. Où il était possible de dénoncer un rom, un syndicaliste, un droit de l'hommiste, une femme musulmane, un gay ou une lesbienne, un journaliste. En toute tranquillité, avec pour tout salaire, une pastille Vichy.

Le barème était du genre précis : pour toute dénonciation de campement de gens du voyage ou de quartier populaire, il était possible de recevoir quatre pastilles Vichy. « Le dénoncez plus, pour gagner plus », commente Jean-Luc Galibert, membre du NPA et un des portes paroles.

Les habitants de la Lozère étaient appelés à manifester, hier à 10 h 30, leur « indignation » face à la politique du gouvernement. Ils étaient environ 300 à avoir répondu à l'appel, dénonçant les mesures « à l'encontre des Roms de l'Union européenne, de Français appelés gens du voyage, des Français d'origine étrangère, des parents d'enfants délinquants. » Le dénominateur commun : penser que Nicolas Sarkozy a franchi « le seuil de l'intolérable. » Plus largement, l'appel a été signé par près d'une cinquantaine de partis, syndicats et associations. Parmi eux, le syndicat de la magistrature, le parti socialiste, la Confédération paysanne, le NPA, de nombreux syndicats de l'Éducation nationale. En Lozère, le Réseau éducation sans frontières (RESF), lui-même un collectif, a pris les rennes de la manifestation.

Après la prise de parole, le cortège s'est dirigé vers la préfecture, avec une pause sur les marches de la cathédrale.

Il était également possible d'épingler sur ses habits un triangle brun, l'insigne utilisé par les nazis dans les camps de concentration pour désigner les Roms. Pourquoi ces références ? « Pour marquer une dimension historique. La persécution des Roms se perpétue », affirme Jean-Luc Galibert , qui ne souhaite pas avancer plus loin la comparaison. Une autre manifestante : « Nous n'avons pas besoin de voir pour savoir. » En effet, cette corde est raide : des militants de RESF ont déjà été condamnés à des amendes avec sursis après avoir écrit au préfet des Pyrénées-Atlantiques pour se plaindre de sa politique d'expulsion, comparée à celle du gouvernement de Vichy.

En Lozère ? Il n'y a pas eu de démantèlement de camp de Roms en Lozère selon RESF.
Pour les Roms et les gens du voyage (dont 95 % sont de nationalité française), des aires d'accueil existent notamment à Saint-Chély-d'Apcher, à Marvejols, à Florac. Et à Mende, l'aire est située peu après le quartier Fontanille. « Mais elle n'est pas ouverte toute l'année, elle est fermée l'hiver » , remarque André Michel, un des manifestants. La loi oblige les communes de plus de 5 000 habitants à disposer d'aires d'accueil. La loi prévoit 6 aires et 73 emplacements dans le département. En juillet, il manquait une vingtaine de places.

 


dimanche 5 septembre 2010.

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