L'initiative de M. Sarkozy d'expulser les Roms de France peut être lue comme le prolongement du dessein politique qui lui avait inspiré le débat sur l'"identité nationale". Le sens de ce débat a été d'emblée très clair : un "blanchissage", une façon de ne pas assumer l'histoire dans son ensemble, la "défécation" de toutes les impuretés que l'histoire de chaque nation comporte forcément, pour bâtir une histoire artificielle comme l'Italie a essayé de le faire ces dernières années. Ce débat a fait un flop parce que, par bonheur, les Français ont de leur identité une idée nettement plus noble que M. Sarkozy ne le pensait. Le rapatriement des Roms mis en œuvre de façon si tapageuse, dans un esprit de propagande, me semble socialement plus nocif que le débat sur l'identité nationale ; et cela non seulement pour la France, mais aussi pour le reste de l'Europe, parce qu'il est porteur de zizanie sociale.
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dimanche 5 septembre 2010.