La France s’est retrouvée sur le banc des accusés mardi au Parlement européen en raison de sa politique à l’égard des Roms, jugée «inacceptable» par de nombreux élus mais qui semble en revanche en passe d’être bénie par la Commission européenne. Les deux institutions de l’UE ont affiché leurs différences sur le sujet sensible à l’occasion d’un débat sur la situation des Roms en Europe, organisé à Strasbourg à la suite des expulsions décidées par la France. La commissaire européenne chargée de la Justice, Viviane Reding, a rappelé que les Roms ne devaient pas devenir des «boucs émissaires», mais elle s’est également déclarée satisfaite des «garanties» que lui a fourni le gouvernement français pour justifier sa politique de reconduction vers leur pays d’origine de citoyens roumains et bulgares.
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mercredi 8 septembre 2010.