

Une centaine de demandeurs d'asile, principalement africains, tchétchènes et ingouches,
se sont installés depuis quelques jours dans un immeuble du centre de Nice, une initiative condamnée par la préfecture, la mairie et le Conseil Général des Alpes-Maritimes.
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Nice : Occupation illégale d'un immeuble
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38 familles squattent à Nice un immeuble
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Immeuble occupé par des demandeurs d'asile
Voir cette vidéo"Ils sont plus de cent, en incluant les femmes et les enfants", a dit Michel Abada, responsable local des Enfants de Don Quichotte, l'une des associations qui supervisent l'opération.
Les demandeurs d'asile se sont établis progressivement, depuis lundi dernier, dans un immeuble vide de cinq étages qui appartient au CHU de Nice.
L'opération s'est faite sans effraction, Michel Abada ayant obtenu, dans des conditions qu'il ne souhaite pas divulguer, les clefs de l'immeuble et de la vingtaine d'appartements
qui le composent.

Michel Abada estime que les demandeurs d'asile ne devraient pas faire l'objet de mesures
d'expulsion avant la fin de la "trêve hivernale", à la mi-mars. "La jurisprudence établit que si vous êtes dans un logement depuis quelques jours, vous ne pouvez être expulsé que par décision de justice", dit-il.

Dans un communiqué conjoint, le maire de Nice Christian Estrosi (UMP) et le préfet des Alpes-Maritimes Francis Lamy ont condamné "l'occupation illicite" de l'immeuble. Le maire et le préfet "attendent du propriétaire - le CHU de Nice - qu'il engage sans délai les procédures judiciaires visant à obtenir l'évacuation des occupants sans droit ni titre, de cet immeuble", indique le texte.
De son côté Eric Ciotti, président (UMP) du Conseil général, a condamné "le coup de force" des demandeurs d'asile. "Je tiens à dénoncer cette occupation très choquante par l'attitude des demandeurs qui viennent demander l'asile dans notre pays et qui n'hésitent pas à violer les lois de la République", déclare Eric Ciotti.

Outre les Enfants de Don Quichotte, l'association Vie et Partage participe à l'opération, ainsi qu'une petite association dénommée "Les Pieds dans le plat". Un représentant du Mrap était également présent lors de la visite de plusieurs journalistes hier.