
Adil Smaali, chanteur du groupe Simsim à Montpellier est invité à quitter la France pour son pays d’origine, le Maroc. Né à Tétouan, et parti en France en 2005 à l’âge de 15 ans, le jeune musicien s’est vu refuser le titre de séjour « vie privée, vie familiale ». A la place, une obligation de quitter le territoire français (OQTF) le vise depuis le 5 août dernier. Depuis, le compte à rebours pour sa reconduite vers le Maroc a commencé. Le Collectif de soutien à Adil Smaali qui a été créé, veut empêcher cette expulsion.
Adil Smaali en premier plan. Source: Midi Libre« Lâché par sa famille » selon ses propres aveux, Adil Smaali est arrivé en France avec un visa long séjour. Etant mineur étranger isolé, il a bénéficié à l’époque d’une prise en charge du Conseil Général de l’Hérault et d’une aide sociale à l’enfance. Le Conseil a continué à le soutenir à sa majorité, avec un contrat jeune majeur. Adil a pu suivre une formation régionale de technicien du spectacle. Toutefois, le jeune Marocain n’a pas pu obtenir sa régularisation. Raison invoquée, son travail professionnel de musicien et d’intermittent de spectacle est jugé précaire.
Il était une fois: Entrevue avec Adil Smaali
Un Collectif a vu le jour pour s’opposer à l’expulsion d’Adil Smaali. Il a mis en place un site internet sur lequel on peut signer une pétition. Le soutien va crescendo et la CIMADE s’est jointe à la démarche. Selon son responsable local, Jean-Paul Nuñez, « sa situation est moins précaire que les jambes d'un footballeur qu'on régularise sans discussion. ».
Le 18 novembre, le Collectif a organisé dans les locaux de la CIMADE à Montpellier, une conférence de presse. Le même jour, un concert de soutien a eu lieu au JAM. Le chanteur qui a fait appel à l’ordre d’expulsion émis par la préfecture de l'Hérault, doit comparaitre en audience publique, au tribunal administratif de Montpellier, le 22 novembre à 10h. Le Collectif a donné rendez-vous à tous pour éviter l’expulsion.
A défaut d’obtenir sa régulation dans l’immédiat, espérons qu’Adil aura la chance de son ainé, Saïd Aguili, fondateur avec Jérôme Mouillot de Simsim en 2003. Il y a environ 3 ans, Saïd Aguili a été contraint de passer une année au Maroc avant d'être autorisé à revenir en France.
Reportage sur Adil Smaali de 7L TV, une chaîne généraliste locale montpelliéraine
Voir à ce sujet :
Montpellier. Mobilisation« Ici, Adil est plus connu que le préfet »
