Un compte rendu très succinct de l'action d'hier sur l'hébergement des sans abris durant l'hiver dont des familles entières de Roms dont les enfants vont à l'école ..encore aujourd'hui, parlent français et qui pour certains sont en France depuis 4 ans.
Nous étions combien devant le Préfecture ?
Disons généreusement 150. Il en aurait fallu ... 2 000, 3 000 pour une telle cause car comme nous l'a dit M. Portelli mercredi : le première violence est d'accepter dans un pays que des hommes, des femmes, des enfants dorment dehors en plein hiver. Après toutes les violences sont possibles....
Il y avait TLM, des radios (France inter avait fait un reportage sur place l'après-midi) des journaux.
Une délégation de 4 personnes a été reçue représentant la diversité des associations.
Elle est sortie vers 19h, relativement satisfaite, (avis nuancés), d'avoir été écoutée par la nouvelle chef de cabinet du Préfet.
Confirmation a été donnée de l'ouverture du gymnase Bellecombe (110 places), pour les nuits seulement (pour combien de temps ?) . La nouvelle de cette ouverture avait été annoncée hier... pour le week-end, puis... vu le froid ... pour la semaine. Nous demandons des structures pour tout l'hiver dans l'immédiat et une table ronde pour lancer des solutions pérennes.
En principe le gymnase est ouvert aujourd'hui. Le choix se fait par le 115.
IL EST EVIDENT QUE CELA EST TOUT A FAIT INSUFFISANT : 350 personnes frappent chaque jour à la porte du 115 et sont REFUSEES faute de place. Beaucoup, beaucoup plus ont renoncé à téléphoner tous les jours...
DONC IL EST EVIDENT QUE NOUS DEVONS CONTINUER L'ACTION ET ETRE TRES NOMBREUX LE 2 DECEMBRE DEVANT L'HOTEL DIEU A PARTIR DE 17 HEURES A L'APPEL DES SALARIES DU 115 ET AUTRES CENTRES D'HEBERGEMENT D'URGENCE QUI NE PEUVENT PLUS SUPPORTER LA SITUATION.
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Chaque soir, dans l’agglomération lyonnaise,
des centaines de personnes, de familles et d’enfants, dorment à la rue
C’est inacceptable !
Rassemblons-nous devant la Préfecture, rue Dunoir,
vendredi 26 novembre à 17 heures
L’Etat doit appliquer la loi
et proposer des solutions d’hébergement pour tous.
Le 3 novembre, au début du plan froid, des dizaines de familles Rrom, citoyens européens, avec enfants, femmes enceintes, personnes malades ont été évacuées, par ordre du Préfet et sur fond de stigmatisation, du bidonville Paul Bert de Lyon 3ème , construit sur des terrains appartenant à Réseau Ferré de France et au Conseil Général.
Rappel : la Cour Administrative d’Appel de Lyon avait demandé, dans son jugement du 7 septembre, que les parties concernées – Etat, Conseil Général, Grand Lyon, Ville de Lyon - trouvent des lieux d’accueil dignes au cours du délai préalable à l’expulsion.
Sans aucune proposition de relogement, ces familles sont allées grossir les rangs des 300 à 350 personnes qui attendent vainement, chaque matin, une possibilité d’hébergement du 115.
Depuis le 3 novembre, ces familles, enfants scolarisés, bébés, sont à la rue, chassées des abris de fortune qu’elles trouvent (garages, cabanes, jardins publics, etc), harcelées comme route de Vienne (Lyon 08) le 19 novembre : quarante personnes « vivant » dans des garages abandonnés ont été fortement aspergées de gaz lacrymogène ; cinq d’entre elles ont été hospitalisées par les pompiers dont deux bébés, un de 5 jours, l’autre de 2 ans. Bavure ou ordre donné ?
Il y a non-assistance à personne en danger, avec rupture des soins aux malades, interruption de la scolarisation des enfants, complication des interventions associatives.
Nos associations signataires se sont rencontrées dès le lendemain de cette expulsion.
Des solidarités se sont exprimées avec des citoyens et des élus.
Des centaines de pétitions sont déjà signées.
Deux lettres au préfet sont restées sans réponse alors qu’une vague de froid s’annonce
Nous demandons au Préfet, représentant de l’Etat
1/ L’ouverture en urgence de sites d’accueil dignes pour les personnes expulsées et celles menacées de l’être, pour toutes les personnes à la rue. ( Cette exigence est partagée par les professionnels de l’urgence : ils vont le faire savoir le 2 décembre en fin d’après-midi à l’Hôtel-Dieu).
2/ L’usage par l’autorité préfectorale en place de son pouvoir de réquisition vis-à-vis de locaux publics ou privés disponibles, tels que cliniques désaffectées…
3/ La tenue d’une table ronde avec toutes les administrations, collectivités, associations, gestionnaires des fonds européens concernés afin de reprendre le travail engagé pour construire des réponses durables à l’accueil des familles Rrom dans notre agglomération comme cela existe dans d’autres régions françaises.
Associations signataires
Aide à la scolarisation des Enfants Tsiganes et jeunes en difficulté (ASET 69)
Association Régionale des Tsiganes et leurs Amis Gadjé (ARTAG)
Association Départementale des Elus Communistes et Républicains (ADECR 69)
ATD Quart Monde
Caravana Romilor
Collectif lyonnais pour l’Accès à la Scolarisation et le Soutien aux Enfants des Squats (CLASSES)
Collectif Rrom de l’agglomération lyonnaise
Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM)
Ligue des Droits de l’Homme
Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP)
Pastorale des gens du voyage
Réseau Education Sans Frontières (RESF)
Résovigi
Secours Catholique Rhône
Contacts : collectif Rrom agglomération lyonnaise c/o LDH, 5 place Bellecour, 69002 Lyon
Adecr, 1 cours Albert Thomas, 69003 LYON
samedi 27 novembre 2010.