(...)
Les sans-papiers
L'autre champ d'action du préfet Rey fut les activités et actions concernant les sans-papiers. En janvier 2010, le président de la Cimade, Patrick Peugeot s'était vu refuser l'accès au centre de rétention d'Hendaye, et ce, par interdiction préfectorale. Il y eut aussi le procès en juin 2010 contre six internautes qui avaient réagi à l'époque à l'interpellation à Pau et au placement au centre de rétention d'Hendaye d'une famille albanaise. Réseau éducation sans frontières (RESF) avait réagi via Internet par de nombreux messages, certains même envoyés directement au préfet. Le préfet n'avait pas apprécié d'être comparé «à un agent de la Gestapo.» Les internautes comparaient la politique d'expulsion des sans-papiers aux rafles de sinistre mémoire du gouvernement de Vichy. Le tribunal condamna cinq des prévenus à un euro symbolique.
Autre fait, en janvier 2010 Philippe Rey avait donné des instructions pour faire interpeller deux jeunes étudiantes comoriennes entrées «illégalement en France». Après avoir rejoint Mayotte, elles sont revenues à Pau il y a quelques jours, leur visa long séjour en poche. Billère a aussi connu l'intervention préfectorale avec la demande d'effacement de la fresque dite «des expulsés» en hommage aux familles et enfants reconduits hors des frontières par la préfecture. Même si pour le maire de Billère, le combat continue, la cour administrative d'appel de Bordeaux a ordonné l'effacement de la fresque. Tous ces événements ne résument pas pour le préfet Philippe Rey la totalité de ses actions : il s'en explique dans l'entretien qu'il nous a accordé.
(...)
