
mercredi 15 décembre : M. Yildiz a été libéré ce soir !
Il est passé devant le tribunal correctionnel de Nice aujourd’hui pour refus d’embarquement. Selon les infos dont nous disposons, il aurait été condamné à 3 à 6 mois ( ?) de prison avec sursis. Toute la famille est enfin réunie, soulagée, et nous avec eux :-) Mais ils restent très inquiets, car si les enfants pourront fêter Noël avec leur père, celui-ci reste toujours sous la menace d’une expulsion, à la merci d’un banal contrôle d’identité, avec la peur de voir les gendarmes arriver à l’improviste : une épée de Damoclès reste toujours brandie au-dessus d’eux. C’est pourquoi nous restons plus que jamais mobilisés et demandons au préfet de lui délivrer une carte de séjour. Continuez d’écrire au préfet et faites signer la pétition pour demander au préfet du Vaucluse sa régularisation, pour que cette famille puisse enfin vivre en paix, que M. Yildiz puisse travailler en toute légalité, et que ses enfants puissent vivre comme tous les autres enfants, sans la peur permanente d’apprendre, en rentrant de l’école, que leur père a été arrêté, emprisonné pour être expulsé à des milliers de kilomètres de chez eux.
vendredi 10 décembre : M. Yildiz est toujours au CRA de Nice : continuez à faxer et mailer +++ et signez la petition.
Monsieur le Préfet,
Je souhaite intercéder auprès de vous de toute urgence en faveur de Monsieur Ozay YILDIZ, ressortissant turc d’origine kurde qui a été interpellé chez lui à Bollène mardi 7 décembre, et qui se trouve actuellement enfermé au centre de rétention de Nice.
Ce maçon, père de famille, vit ici depuis 8 ans avec son épouse et leurs trois enfants, dont le dernier est né en France. Les parents de M. YILDIZ vivent à Marseille en toute légalité.
Ses trois enfants sont scolarisés à Bollène, ils ne connaissent que l’école française :
- Naki YILDIZ , 14 ans, est scolarisé au collège henri Boudon de Bollène.
- Gülbahar, 11 ans, et Eren- Can, 7 ans (né à Marseille), sont tous les deux scolarisés à l’école primaire Jean Giono.
Ce père de famille ne doit pas être séparé de ses enfants, de sa femme, de ses parents, ses amis, ses voisins, qui tous sont accablés par cette arrestation et la menace d'une expulsion.
Il peut faire valoir une promesse d’embauche dans le bâtiment. Cette famille vit en France depuis huit ans et il est inenvisageable pour les enfants de quitter la France, qui est leur pays. Leur place est parmi nous, auprès de leur père et de leur mère, de leurs grands-parents paternels, de leurs amis, de leurs enseignants.
M. YILDIZ avait entrepris de nombreuses démarches afin d'obtenir une carte de séjour. Il n'a reçu comme toute réponse qu'une obligation de quitter le territoire français ! Ce qui, au vu de sa situation familiale, est tout à fait incompréhensible, et ne peut donc être dû qu'à une regrettable erreur d'appréciation : M. Hortefeux, ministre chargé de l'immigration nous ayant assuré, tout comme l'avait fait son prédécesseur M. Besson, appliquer la loi avec fermeté et humanité. Or vous conviendrez avec moi qu'expulser ce père de famille loin des siens serait parfaitement inhumain.
C'est pourquoi, dans l'intérêt supérieur des 3 enfants, Naki Gülbahar, et Eren-Can, et conformément à la Convention Internationale des Droits de l'Enfant ratifée par la France, je vous demande donc, Monsieur le Préfet, d’ordonner la libération de Monsieur Yildiz, actuellement enfermé au Centre de Rétention de Nice, pour qu’il retrouve au plus tôt ses enfants et sa femme qui l'attendent avec angoisse, et de lui délivrer un titre de séjour lui permettant de vivre parmi les siens en toute légalité.
Vous remerciant pour l'attention que vous accorderez à ce courriel, je vous prie de recevoir, Monsieur le Préfet, mes respectueuses salutations.
Nom Prénom
