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Sud-Ouest / Surgères - « Nono » est remis en liberté, au moins pour l'instant

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Surgères - « Nono » est remis en liberté, au moins pour l'instant

 

Le jeune Congolais a été libéré pour arrestation déloyale. Il comparaîtra lundi devant le tribunal administratif.


Une manifestation de soutien a eu lieu devant la préfecture rochelaise, hier. Photo pascal couillaud

À Toulouse, l'administration française fait preuve d'une redoutable productivité en matière de reconduite à la frontière des sans-papiers. Une salle d'audience du tribunal de grande instance est intégrée au centre de rétention administrative, lequel se trouve au bout des pistes de l'aéroport de Blagnac. De l'arrestation à l'expulsion, il n'y a qu'un pas. Le passage devant le juge des libertés et de la détention devient alors une simple formalité d'embarquement parmi d'autres.

Il arrive pourtant que la machine se grippe. Hier, en milieu d'après-midi, le juge a remis en liberté Arnold Monga, dit « Nono », ce jeune Congolais qui vit en Charente-Maritime, sous le coup d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (lire notre édition d'hier). Il a estimé que l'administration avait procédé de façon « déloyale ». Convoqué au commissariat de La Rochelle pour une simple vérification d'identité, le jeune homme s'était retrouvé en garde à vue le temps que la préfecture signe l'arrêté d'expulsion.

Manifestation de soutien

Une liberté encore très provisoire. Non seulement le parquet avait quatre heures pour faire appel (on ignorait hier soir s'il l'avait fait) mais en plus, Arnold Monga doit comparaître lundi matin devant le tribunal administratif de Toulouse qui, lui, statuera sur la légalité de la décision préfectorale. En attendant, cette première victoire a réjoui la quinzaine de personnes de la Cimade, du Réseau éducation sans frontières (RESF) et du lycée de Surgères où « Nono » est scolarisé, qui s'étaient rassemblées devant la préfecture pour lui exprimer leur soutien.

« Sous influences »

On sait qu'Arnold Monga a menti sur son identité et sur son âge. À son arrivée en Charente-Maritime, il a affirmé avoir 16 ans et c'est l'Aide sociale à l'enfance qui l'a pris en charge. Il est en fait âgé de 21 ans. C'est pour ne plus vivre dans le péché qu'il a décidé, en début de semaine, de dire la vérité. Sans imaginer qu'il serait aussitôt visé par une procédure d'expulsion. « Je n'ai jamais remis en cause son âge », explique Christine, la « marraine » qui l'accueillait un week-end sur deux. « Je le trouvais juste plutôt mûr pour son âge. Mais s'il a 21 ans, il est très naïf. »

« Nono » s'était mis à fréquenter l'Alliance des nations pour Jésus Christ, une église évangélique apparemment bien implantée dans la communauté africaine de la Charente-Maritime. Il participait régulièrement au culte organisé le dimanche dans une salle de Tonnay-Charente.

« Il est adulte et il a droit de croire en ce qu'il veut, note Yves, son parrain. C'était pour lui une manière de se rapprocher de ses racines. Mais j'ai le sentiment qu'il s'est retrouvé sous influence. Depuis quelque temps, il s'était renfermé sur lui-même, il était tout le temps dans ses prières. Il refusait de parler à ceux qui n'étaient pas de son Église. »

Charente-Maritime · Surgères


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  • Medias - SUD-OUEST - Sud Ouest Surgères - Trop honnête pour pouvoir rester en France
    vendredi 10 décembre 2010
samedi 11 décembre 2010.

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