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Communiqué Resf : "Les orphelins du Nouvel An"

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Communiqué Resf: "Les orphelins du Nouvel An"

 

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Adresse postale : C/o EDMP 8 Impasse Crozatier 75012 Paris -  educsansfrontieres@free.fr / www.educationsansfrontieres.org             

Contact sur ce dossier : RESF 91 Nadia Nguyen : 06 10 55 35 21                                       

Armelle Gardien 06 89 49 48 47

2 janvier 2010
 

Pour Hortefeux, trêve des confiseurs n’est pas trêve des expulseurs

 

Le 20 décembre, une quinzaine d’enfants, fils et filles de pères en rétention ou expulsés, ou récemment libérés, recevaient publiquement le soutien de personnalités[1] répondant à l’invitation du RESF.

Depuis lors, certains pères ont été libérés, d’autres sont toujours en danger, maintenus en rétention, deux ont été expulsés, faisant de Taïba (11 ans), Djabri (6 ans), Sophia (3 ans), ainsi que de Harry (5 ans) des quasi-orphelins de père au moment des fêtes.

 

Egalement à mettre au tableau de chasse de M. Hortefeux : l’expulsion d’Arlind RATKOCERI ,19 ans, seul soutien de sa mère, et ses frères et sœurs.  Expulsé au Kosovo  le  23 décembre 2010.  Le placement en rétention d’une jeune femme enceinte et d’une autre qui allaitait son bébé. Le sevrage à l’arrache, une spécialité sarkozyste ? Fort heureusement toutes deux ont été libérées par la justice.  

Si Hortefeux a saisi l’occasion de se vanter de ses résultats chiffrés, on peut se demander s’il en a révélé tous les détails dans ses réveillons familiaux.

 

Entre Noêl et le Jour de l’An, 75 jeunes Haitiens majeurs, dont le récit des vies ordinaires a fait frémir ceux qui les entendaient, ont pu rejoindre leurs familles qui les attendaient en France, parfois depuis des années. Reconnaissance exemplaire par les juges de la situation exceptionnelle qui sévit à Haiti, et du droit de vivre en famille.

Il faut que ce droit soit appliqué aujourd’hui aux enfants injustement privés de leurs pères ou qui risquent de l’être du fait de la politique d’immigration racoleuse et sordide menée par le  récidiviste Hortefeux

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[1] Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, Martine Billard, députée (PG), Alima Boumedienne-Thiery, sénatrice (Verts-EE),  Jacques Boutault, maire du IIe arrondissement de Paris  (Verts-EE), Ian Brossat,   Président du groupe communiste au Conseil de Paris, Karima Delli, députée européenne  (Verts-EE), Mehdi Ouraoui, secrétaire national adjoint du Parti socialiste, Danielle Simonnet, Conseillère municipale Paris (PG), Sandrine Mazetier, députée (PS), Claire Grover, Conseillère municipale Paris  (Verts-EE), Serge Portelli, magistrat, , Dominique Voynet, sénatrice  (Verts-EE)

 
 

Cunégonde 5 ans et Maximilien 4 ans

Leur père Samana TSHIBUYI, congolais (RDC) de Juvisy  (91), a été arrêté le 16 décembre 2010 et placé en rétention le lendemain sur la base d'une OQTF de mai 2010. En France depuis 2003, il est papa de Cunégonde 5 ans et Maximilien 4 ans, tous deux scolarisé à Juvisy (91). Sa compagne, la maman des enfants, a le statut de réfugiée depuis 2001 et ne peut donc plus retourner en RDC. Le 1 er janvier, Samana a été maintenu en rétention 15 jours de plus.

http://resf.info/P1764

 

Hay Kathusca, 7 ans et Syrandi Georgio, 4 ans,

Mamisoa Calixte RAKOTOMALALA, malgache, est depuis le 13 décembre 2010 au centre de rétention de Vincennes.

Hay Kathusca, 7 ans en CP et Syrandi Georgio en  maternelle à Paris 15è. Leur maman a fui Madagascar en 2009 après y avoir été victime des troubles, le père qui a trouvé un emploi de livreur est ensuite venu la rejoindre. Les renvoyer à Madagascar, c’est  délibérément mettre leurs vies en danger 

http://www.educationsansfrontieres.org/article33239.html
 

2 jumeaux de deux ans à peine

 

Leur père Kuabena FRIMPONG, Ghanéen habitant Metz, est en France depuis 10 ans. Il a été arrêté au domicile familial le 15 décembre et aussitôt placé en rétention. Les enfants et leur maman ne supportent pas cette intolérable déchirure du lien familial. Monsieur FRIMPONG était un papa indispensable, une présence de tous les instants au foyer. La maman, qui risque de perdre son contrat de travail, ne parvient pas à combler l'absence du père auprès des enfants rendus insomniaques. Ils ne cessent de pleurer et de le réclamer.

 

LEUR PERE A ETE EXPULSE : 4 nouveaux orphelins

 

Taïba, Djabri, Sophia,

Leur père Mustapha Jelikhi, en France depuis 2007,  Arrêté le 7 décembre,  lors d’un contrôle d’identité sur la voie publique a été expulsé le  23 décembre.

Technicien supérieur en agronomie, il parle parfaitement français. Ses trois enfants (11ans, 6 ans et 3 ans) sont scolarisés à Villeurbanne (69). La plupart de ses frères et sœurs vivent hors d’Algérie, en situation régulière.

 

Harry, 5 ans

Son père M. CARIAGA, en France depuis 8 ans, parent d'élève de l’école Karl Marx à Villejuif, a été arrêté le 25 décembre et expulsé le 27 décembre  vers les Philippines.  Harry est né en France

 

Suivent les noms de quelques uns des trop nombreux enfants, dont le père ou la mère a été expulsé(e). Le démembrement des familles est intolérable. Où qu’il se produise. Il est condamné aussi bien par les conventions internationales que par le plus élémentaire sens de l’humanité.

 

Ali (9 ans) et Ayse (15 mois)

Expulsion le 28 octobre 2010 pour Istambul (Turquie)

Muslum OKTAY, en France depuis janvier 2001. Travailleur dans le bâtiment, habitant à ALES (30), marié avec Sultan (arrivée en France en septembre 2008), deux enfants : Ali (9 ans) scolarisé depuis son arrivée en France avec sa mère (CP en 2008/2009 - CE1 en 2009/2010 - CE2 en 2010/2011) et Ayse (15 mois) née à ALES.

Expulsé en laissant seuls et sans ressources sa femme et ses deux enfants.

 a été expulsée  alors que la cour d'appel devait statuer le lendemain sur le refus du titre de séjour.

 

Jofrisse (5 ans) et de Kenny (2 ans)

 

Leur père Francis Mumbundi, Camerounais d’Evry (91) expulsé le 28 août 2010

Le père de Jofrisse, M. Mumbudi-Kalle, est arrivé en France il y a cinq ans. Certes, il était « sans-papiers », mais il a construit une famille en France. Sa femme est en situation régulière. Ensemble, ils ont eu deux enfants, Jofrisse, née en 2005, et Kenny-Egide, petit garçon de 22 mois. Francis a été élu, le 15 octobre 2010, représentant des parents d'élèves au conseil d'école de la maternelle Nicolas-Jacques Conté à Evry, l'école de Jofrisse.

 

Skiffter, 7 ans

 

Sa mère, madame Berisha a été expulsée au Kosovo par la préfecture du Rhône le 6 octobre 2010  alors que la cour d'appel devait statuer le lendemain sur le refus du titre de séjour.

Personne n'a été prévenu de cette expulsion, ni la famille, ni l'avocate, ni le juge (qui a découvert cette expulsion à l'audience  !). Depuis, la cour d’appel du TA a demandé un réexamen du dossier, et une autorisation provisoire de séjour .... Sauf que Mme Berisha est aujourd’hui toujours au Kosovo !!!

Beverly, 5 ans

Son père, Pierre Lapointe, a été expulsé en Haïti le 20 février 2009, alors que son employeur avait fait des démarches pour sa régularisation et que son dossier était en cours d'examen à la préfecture de Bobigny. Depuis lors, Beverly et sa mère vivent dans une extrême précarité, qui malgré la régularisation de la maman, ne leur permet pas d'échapper au marchand de sommeil qui les loge. Elles ont connu des semaines d'angoisse pendant le séïsme, tant était grande la difficulté d'avoir des nouvelles de Pierre.

Mohamed, 2 ans

Son père de 19 ans, Houari KHAMES, a été expulsé avec violences vers Oran le 24 novembre 2008, alors que Mohamed avait deux mois. Sa mère s’est retrouvée à 19 ans à la rue et sans aucune ressource pour élever son bébé. A l’heure actuelle, Houari est à Oran, Amira et Mohamed n’ont toujours pas de logement stable.

 

Les 4 enfants de FODE DIARRA (Oise)

 

Le 31 mai 2008, Fode DIARRA était expulsé vers Bamako après 7 ans passés en France. Depuis, il se morfond au Mali sans aucun espoir de reconstruire une vie sociale et personnelle. De plus, il a laissé sa famille derrière lui. Ainsi à Beauvais, Soungoutou, sa compagne, et leurs quatre enfants (2 jumeaux de 7 ans, un garçon de 3 ans et une petite fille d’1 an ½ qui n’a même jamais vu encore son papa) vivent dans un profond dénuement, privés de leur compagnon et père. Depuis ses demandes de visa lui ont été refusées. RESF Beauvais, qui a toujours soutenu cette famille, s'apprête à finaliser une campagne pour obtenir du Ministre des Affaires Etrangères la délivrance d'un visa long séjour à Mr DIARRA afin que cette famille puisse enfin être réunie.

lundi 3 janvier 2011.

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