
La mobilisation, qui s'est déroulée dans le calme, n'aura rien changé quant au sort de Sami Abdallah, débarqué en France par la route en 2007, alors qu'il avait 15 ans. Demain matin, un avion l'attendra à Biarritz, direction Roissy puis Le Caire.
Le référé, introduit par son avocate Sandrine Lucas, a en effet été rejeté par le juge du tribunal administratif, convoqué un dimanche matin. Au départ, il s'agissait de s'opposer au placement en rétention administrative de Sami Abdallah, arrêté jeudi soir dernier lors d'un banal contrôle routier alors qu'il rentrait du foot à Gelos, près de Pau.
La seule mesure d'assignation à résidence décidée par le juge des libertés et de la détention du TGI de Pau ne pouvait être annulée par le tribunal administratif. Quant au recours face à l'arrêté d'expulsion, il avait déjà été rejeté en juin dernier. Depuis, le jeune homme, en première année de CAP au lycée de Gelos, savait qu'il pouvait être à tout moment sous le coup d'une reconduite à la frontière, à la merci du moindre contrôle d'identité.
Parmi les personnes présentes ce matin pour l'audience, on pouvait trouver des membres de RESF, des éducateurs du jeune homme, mais aussi le proviseur du lycée professionnel de Gelos, son adjoint, et plusieurs membres de la communauté éducative de l'établissement. Ils étaient venus témoigner de ses efforts d'intégration au sein du lycée.
Voir à ce sujet :
Arrestation d’un lycéen étranger à Gelos

