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Sud-Ouest / Concours international de plaidoiries : une avocate rochelaise dans le top 10 mondial

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Christelle Fournier a choisi de défendre Zandalé Isufi, petite Albanaise de 9 ans enfermée en centre de rétention avant son expulsion

Concours international de plaidoiries : une avocate rochelaise dans le top 10 mondial

 

Christelle Fournier sélectionnée avec neuf autres avocats de tous les continents


Spécialisée en droit public, la Rochelaise Christelle Fournier a choisi de défendre Zandalé Isufi, petite Albanaise de 9 ans enfermée en centre de rétention avant son expulsion durant l’été 2010. Photo Xavier Léoty

Avocate depuis trois ans, elle-même avoue être « morte de trouille » avant le 30 janvier, jour du Concours international de plaidoiries pour les droits de l'homme, au mémorial de Caen. Néanmoins, il suffit d'écouter la Rochelaise Christelle Fournier expliquer les raisons de sa participation en tant que finaliste de cette 22e édition pour mesurer la motivation et la passion de cette jeune femme. Elle concourt face à neuf autres avocats venus des États-Unis, de Palestine et du continent africain.

« J'ai assisté l'année dernière à la plaidoirie d'un ami confrère, également finaliste. L'engagement des avocats et la beauté de leur combat pour les causes dont ils s'étaient saisis m'ont impressionnée. Cela rappelle l'essence même de notre profession et la valorise en dehors du prétoire ou d'un cadre contentieux », justifie cette avocate spécialisée en droit public économique ainsi qu'en droit de la fonction publique.

Les enfants des sans-papiers

Les candidats avaient jusqu'au 1er novembre 2010 pour rédiger une plaidoirie relative à un cas réel et individuel de violation des droits de l'homme, tiré de l'actualité récente. Cinq pages, 1 700 mots, quinze minutes que Christelle Fournier a choisi d'axer sur l'histoire de Zandalé Isufi, petite Albanaise de 9 ans qui, après le refus de la demande d'asile politique formulée par ses parents, s'est retrouvée enfermée au centre de rétention de Metz en attendant son expulsion.

« Le traitement par les médias de l'expulsion des Roms cet été, l'aide au retour, tout cela a mis en lumière une situation de malaise vis-à-vis des expulsions. Mais le problème est banalisé, servi entre le fromage et le dessert », regrette l'avocate. Pour défendre la cause de Zandalé, connaître davantage de détails, l'avocate rochelaise est entrée en contact avec l'association Réseau éducation sans frontières. « J'ai appris que cette petite fille avait subi une opération lourde à une jambe et devait suivre une rééducation. Notamment en faisant un peu de vélo, ce que le centre de rétention l'a autorisée à faire très épisodiquement. Elle a donc été reconduite hors du territoire et sans sa mère, victime d'un malaise à la date de l'expulsion. »

Cette année, le concours est présidé par l'écrivain et ancien ministre de la Culture du gouvernement espagnol Jorge Semprún. Ouvert à tous les avocats inscrits à un barreau, quels que soient leur nationalité, leur langue et leur âge, ce Concours international de plaidoiries se présente comme un des ultimes recours pour dénoncer des situations inacceptables. Pour une parfaite compréhension, l'organisateur, le mémorial de Caen, s'est engagé à traduire en français les plaidoiries en langue étrangère. Sur une quarantaine proposées, dix ont été sélectionnées et seront publiées dans un recueil disponible le jour de la finale, dont celui de Me Christelle Fournier, intitulé « Zandalé : la raison d'État dressée contre l'enfance ». Dans son bureau, on peut voir posé discrètement sur un meuble le « Dictionnaire amoureux de la justice », de Jacques Vergès. « Je m'entraîne, je répète encore et encore la plaidoirie. Il ne faut pas être trop théâtral, ni perdre en spontanéité. Le mieux est de rester soi-même », précise-t-elle avant d'avouer avoir « hâte d'être au jour de la finale ».

Déterminée, mais avec un peu de trac, cette finaliste trouve plus facile de s'exprimer en robe d'avocat devant un parterre d'étrangers que face à ses proches. « Lorsqu'on réalise dans quoi on s'est embarqué, on voudrait ralentir le temps, mais je sais aussi que cela sera un moment très fort, unique. L'occasion de défendre avec ses tripes une cause qui le mérite. »

source : http://www.sudouest.fr/...

mercredi 12 janvier 2011.

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