
Hier après-midi, deux familles tchétchènes en situation irrégulière étaient convoquées à la préfecture de Mende, pour recevoir la notification d'une décision de refus d'admission provisoire de séjour au titre de l'asile et la remise d'un document européen pour la Pologne où elles sont censées repartir. Les adultes de ces deux familles se sont présentés au service, faubourg Montbel, accompagnés par une délégation du Réseau éducation sans frontière (RESF), mais n'ont finalement pas été reçus car ne comprenant pas le français et n'étant pas accompagnés d'un interprète.
« C'est bizarre que ce ne soit pas à l'administration de fournir un interprète, commente un membre de RESF. D'autant qu'il existe une décision du Conseil d'État relayant une mesure européenne précisant que les États doivent se mettre à la hauteur des réfugiés. On nous a proposé l'intervention d'un autre réfugié, expulsable, pour expliquer à ses compatriotes... Drôle de démarche. »
Les deux familles seront donc convoquées à nouveau dans un mois. D'ici là, elles demeurent en situation irrégulière, menacées à tout instant. Ce sont ces deux familles, dont trois des sept enfants étaient scolarisés à Mende (groupe scolaire et école des Solhelons), qui avaient disparu de la circulation à la veille des vacances de Toussaint, sous le coup d'une expulsion vers la Pologne. Depuis, elles ont fourni des documents complémentaires à la préfecture... Jugés irrecevables. Le marathon administratif se poursuit.
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