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Le Journal de Saône et Loire : sans-papiers. Châlon : Sanoussy, 19 mois, sera parrainé samedi par Benjamin Griveaux. - Pour qu’il grandisse ici

 
Né à Chalon de parents guinéens, Sanoussy est menacé d’expulsion. Le vice-président du conseil général, se mobilise pour que cette famille puisse rester en France.

Photo V. M.

par Valérie Monin

« Nous avons un papa qui a une volonté de s’intégrer par le travail et qui ne peut trouver un emploi sans la délivrance d’un titre de séjour, une maman qui fait des études et un enfant qui est né en France. Ils parlent parfaitement français et on sait bien que la langue est un critère important d’intégration. Si eux doivent rentrer dans leur pays, qui, alors, est légitime à rester en France ? On n’applique même plus le droit du sol. »

Benjamin Griveaux, vice-président du Conseil général, conseiller municipal à Chalon, s’anime lorsqu’il évoque la situation de cette famille guinéenne menacée d’expulsion.

Études

Mamadi, le papa de Sanoussy, est arrivé en France en 2002 après avoir passé son bac dans son pays en Guinée-Conakry. Il voulait obtenir un BTS gestion, a commencé à travailler – dans des abattoirs notamment – et a épousé une Française dont il a divorcé en 2007. De fait, il a perdu le droit de rester en France. En 2008, Mamadi rencontre Bintia, Guinéenne elle aussi, à Paris. La jeune femme a également souhaité venir en France pour suivre des études auxquelles elle n’aurait pas eu accès dans son pays. Elle est en 3 e année de droit. En juillet 2009, le couple a un enfant, Sanoussy. La petite famille vient s’installer à Chalon où résident des membres de la famille de Bintia. Suivent des mois de galère. Ayant arrêté ses études, Bintia reçoit elle aussi une obligation de quitter le territoire français. Après maints appels, leur situation est bloquée. Ils sont sans ressources et subsistent grâce à l’aide d’associations. En attendant, Bintia suit une formation de capacité en droit à la CCI, Mamadi est à la recherche d’une promesse d’embauche qui lui permettrait d’avoir un atout supplémentaire pour amener la préfecture à changer d’avis sur son cas. Le Réseau éducation sans frontières (RESF) suit attentivement leur dossier, un collectif s’est organisé pour soutenir cette famille dont l’enfant n’est pas encore scolarisé. Mais c’est l’impasse.

Dignité

C’est donc avec beaucoup d’espoir que Mamadi et Bintia attendent le parrainage de leur fils par Benjamin Griveaux. « Tout ce que nous voulons, c’est retrouver notre dignité. J’espère que cela nous aidera à obtenir un titre de séjour pour que nous puissions nous occuper convenablement de notre enfant. Cette situation nous a détruits », explique Bintia. L’élu chalonnais prend son rôle de parrain à cœur. Si l’acte est symbolique, il peut aussi prendre davantage d’ampleur : « Je peux faire des lettres de recommandations pour que Mamadi trouve un travail. Je peux faire bénéficier Bintia de mes connaissances et de mon réseau. Et je veux que Sanoussy sache que tout au long de sa vie, s’il a besoin de conseils, de soutien, d’un appui, je serai là. » Les parrainages d’élus changent souvent la donne pour les sans-papiers menacés d’expulsion. Pour Benjamin Griveaux, il est toutefois dommage de devoir en arriver là : « La loi devrait s’appliquer de manière égale à tous les ressortissants étrangers vivant en France. »

Parrainage de Sanoussy, samedi 26 février à 15 heures, salle des mariages, mairie de Chalon.

mercredi 23 février 2011.

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