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Bordeaux - L'université comme asile

 

Hier soir, pour la première fois en Gironde, a eu lieu un parrainage universitaire.

Josiane, de dos souhaitant conserver l’anonymat, a été très émue de ce parrainage. Photo J. TRISCOS

source : Sud Ouest

«Quand on me regarde, on ne peut pas savoir ce que j'ai traversé », raconte simplement Josiane. Visage sculptural, cette Burkinabaise est arrivée en France en 2008, après avoir fui son pays. Une demande d'asile déposée pour raisons humanitaires lui a été refusée. Quant à sa demande de visa étudiant, elle a récemment obtenu, en réponse, une Obligation à quitter le territoire français (OQTF).

Le temps presse pour Josiane et son petit garçon âgé de 20 mois : dans un mois, elle devra quitter le territoire. Alors ce parrainage universitaire, avec enseignants, responsables et étudiants, a été riche en symboles et en émotions. « Quand j'ai vu qu'il y avait tant de monde dans la salle, je me suis demandée si je devais rentrer, avoue-t-elle. Maintenant je sais que je ne serai pas abandonnée, il y a des gens qui luttent pour moi et avec moi », se rassure Josiane.

Soutien indéfectible

Présentes dans la salle, l'amphi A 29 de la fac de sciences, Bordeaux 1, ses deux marraines qui l'ont déjà épaulée lors de son parrainage républicain, il y a un mois, à Bègles. Martine Alcorta et Sylvie le Boiteux l'entourent, une relation de confiance s'est installée entre ces trois femmes liées par le savoir. « Il est important que ce soit la communauté universitaire qui lui apporte son soutien, le savoir doit être partagé par tous », affirme Martine Alcorta.

Création d'un réseau

Pour approuver ces propos, c'est près d'une dizaine d'universitaires venus de toutes les facs bordelaises qui se sont engagés à être parrains et marraines de cœur de Josiane. Menée par Sylvie Le Boîteux, la cérémonie sobre, s'est achevée par la signature d'un certificat de parrainage, chacun a tenu à faire signer Josiane.

« Quand on veut bien étudier, il faut être bien dans sa tête. On bosse, on dépose tous les soucis dans un coin. Je dois obtenir de bons résultats pour tous les gens qui luttent à mes côtés », martèle Josiane.

Un réseau se crée autour de Josiane et d'autres étudiants dans la même situation qu'elle. Réseau éducation sans frontière (RESF), l'Institut de défense des étrangers et l'Unef s'allient pour défendre les étudiants étrangers en situation irrégulière. « Souvent, lorsque nous sommes mis au courant de la situation des élèves, l'OQTF a déjà été envoyée, alors il faut agir vite », explique Gérard Clabe de RESF. Les relations avec la préfecture sont tendues, il évoque un « rapport de force » et souligne, tout comme les avocats de l'Institut de défense des étrangers que les rapports avec la préfecture se sont tendus ces dernières années. Josiane a hâte de continuer sereinement ses études de physique au sein de l'université Bordeaux 1. Ainsi, elle pourra commencer à projeter son avenir et celui de son fils.

jeudi 10 mars 2011.

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