
12.03.11
Enfin !
Voir le communiqué de presse
Rien !
Ni les diverses manifestations de solidarité dans le quartier où sont scolarisés ses enfants, ni les 2000 signatures en 48h de la pétition de soutien, ni le handicap de son fils, ni les preuves supplémentaires de présence continue en France et d’emploi apportées ce jour à la préfecture, ni ses enfants nés en France, ni bien sûr le désarroi et la douleur de sa femme depuis 15 jours que le secrétaire général n’a pas daigné recevoir dans la délégation ce jour...
Rien !
Rien de tout l’émoi qui se manifeste dans la rue, à l’école de ses enfants et dans les médias locaux depuis quelques jours pour protester contre l’enfermement et l’expulsion prévue de M. Soilihi, père comorien présent depuis 11 ans en France... rien n’aura vraisemblablement été jugé comme suffisant pour accorder le droit fondamental aux 3 enfants de M. Soilihi de ne pas être séparés de leur père.
Rendez vous à l’aéroport, M Soilihi ne doit pas être expulsé !
M Soilihi est en France depuis 11 ans. Il est père de 3 enfants dont 2 filles scolarisées en maternelle à Marseille (école Oddo 13015).
Sa femme, titulaire d’une carte de séjour de 10 ans, s'occupe du petit dernier qui nécessite des soins médicaux quotidiens (malformation aux pieds). Il travaille en CDI dans la restauration.
Malgré ces attaches personnelles et familiales en France, la Préfecture des Bouches du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour.
Le 23 février 2011, M. Soilihi est arrêté lors d'un contrôle d'identité et se trouve depuis au centre de rétention administrative (CRA) de Marseille dans l’attente angoissée d’une expulsion vers les Comores prévue le 12 mars (vol de 17h35 à Marignane sur Air Austral).
Depuis qu'il est enfermé, ses enfants ne rient plus, ne jouent plus…
Et comme si cela ne suffisait pas, l’incendie qui s’est déclaré le 9 mars dans le CRA de Marseille l’a éloigné de sa famille puisque l’ensemble des retenus ont été transféré à Nîmes.
Voir à ce sujet :
LCM / M. SOILIHI après l’incendie du CRA de Marseille
