Le choix de la préfecture des Bouches-du Rhône de n’accepter que 10 demandes de titre de séjour chaque jour entraîne des nuits de bousculades et d’épuisement pour les demandeurs.
Par OLIVIER BERTRAND Correspondant à Marseille La nuit tombe sur Marseille, les portes du bâtiment sont fermées. Une pancarte indique «Service de l’immigration et de l’intégration». En dessous, ce jeudi, une trentaine d’hommes assis sur les marches d’un escalier. Ils sont étrangers, ont besoin de déposer un dossier de demande de titre de séjour. Mais la préfecture des Bouches-du-Rhône refuse d’en prendre plus de 10 le matin. Alors, pour être les premiers, ils vont dormir sur place. L’un d’eux est là depuis trois jours, un autre quatre, un troisième cinq. Vannina Vincensini, avocate spécialisée dans le droit des étrangers, raconte qu’un de ses clients a dormi là à partir du dimanche soir pour déposer son dossier le jeudi.
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Voir à ce sujet :
+ la Campagne "Bobigny, l’indignité"
ainsi que la chronique Resf dans Politis et le témoignage dont il est issu
+ RADIO RESF
Le rassemblement à la préfecture de Bobigny, la libération d’Abdenour et le film « Sou Hami » sur RESF sur FPP, mercredi 23 mars
samedi 26 mars 2011
lundi 28 mars 2011.