C'est la plus vive inquiétude de l'autre côté de la frontière. Où le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi en déplacement sur l'île de Lampedusa, a utilisé l'expression de « tsunami humanitaire » pour décrire la situation des quelque vingt mille Tunisiens arrivés sur la petite « Ellis island italienne » depuis le mois de février. Une urgence qui s'est traduite à Vintimille, par la création d'un centre d'accueil pour des réfugiés estimés au nombre de cinq cents aujourd'hui. Ces derniers, à défaut de passer au travers des mailles du dispositif français anti-immigration, avaient fait de la gare des chemins de fer italiens leur campement de fortune en plein centre de la cité frontalière (lire le témoignage ci-dessous).
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dimanche 3 avril 2011.