

Photo SAMUEL DUPLAIX
Une grande banderole sur les grilles de la préfecture affirme qu''Un toit est un droit'. Françoise Akoum a amené sa chaise pliante et son pique-nique, Patrick Michel monte les tentes et on attend une fanfare qui devrait passer dans la soirée. « On ne sait pas si on va rester toute la nuit mais on s'installe pour plusieurs heures, ça s'est sûr », dit ce représentant du réseau RESF (Réseau éducation sans frontières). Toutes les associations qui défendent les personnes sans papiers ou sans domicile ont été invitées à cette 'Nuit solidaire' sous les fenêtres du représentant de l'État. La date butoir du 1er avril qui met fin aux hébergements d'urgence inquiète les militants. Que vont devenir ces personnes, dont des familles avec enfants scolarisés si elles n'ont plus de logement ? Pas moins de 200 demandeurs d'asile, dont la moitié n'ont pas encore le statut, sont concernés. « Ça a considérablement augmenté cette année. L'État et le conseil général qui se rejettent les responsabilités ont fini par signer une convention qui redéfinit les compétences de chacun. Rien de nouveau, mais c'est mieux qu'ils se parlent » , note Michel Tavernier, néanmoins inquiet.
