Une fois de plus, la mobilisation a payé : Slahedine est sorti aujourd'hui des barbelés de Saint-Exupéry !
Nous avons eu l'information en fin de matinée, mais il était déjà trop tard pour annuler la manifestation de 14 heures :
1. parce que des personnes qui ne nous auraient pas trouvéEs au lieu du rassemblement n'auraient pas compris ce qui se passait.
2. parce que pour le moment nous n'avons gagné qu'un sursis permettant à Slahedine de terminer son CAP, et que le travail pour obtenir sa régularisation ne fait que commencer.
3. parce qu'il fallait montrer à touTEs les lycéenNEs qui s'étaient mobiliséEs depuis vendredi que seule leur force collective avait permis d'arracher ce résultat, qu'ils et elles puissent s'en souvenir pour d'autres luttes, pour d'autres camarades qui seront prisES un jour dans les engrenages de la machine à expulsions.
4. parce qu'il y a des dizaines de Slahedine dans le Rhône, des centaines dans la région, et des milliers dans ce pays et parce que ce combat pour unE est aussi un combat pour touTEs.
Après une rapide prise de parole et des mots de remerciement de Slahedine, nous avons donc manifesté au pas de charge [ une manif lycéenne, même si je commence à avoir l'habitude, ça n'est pas une manif de vieux : ) ], joyeusement, bruyamment, avec Slahedine au milieu de ses camarades (quand il n'était pas assailli par les journalistes), pour demander sa régularisation, celle de tous les sans-papiers ou encore « plus aucune chaise vide dans les lycées, dans les collèges et les écoles ».
Devant la Préfecture, Georges a pris la parole, en tant que parrain d'Alae-Eddine (lycéen de Tony Garnier lui aussi), a fécilité touTEs les présentEs et a rappelé combien ce pays pouvait se montrer parfois impitoyable pour sa jeunesse : depuis deux ans, Alae-Eddine survit au Maroc, loin de ses amiEs et de ses soutiens...
Ces jeunes ont une force incroyable. Qu'ils et elles se fassent entendre ! Qu'ils et elles n'oublient jamais qu'on peut perdre en menant une lutte, mais qu'on a perdu d'avance quand on ne lutte pas.
ph, LP Tony Garnier, collectif RESF jeunes majeurs.
Slahedine est libéré; il est sorti du CRA ce matin 12 avril 2011, et sera présent à la manif lycéenne qui est maintenue cet après midi (14h à Saxe Gambetta).
Ce matin, 11 avril 2011, Slahedine était toujours au centre de rétention, et, comme vendredi, il n'y a donc pas eu de cours au LP Tony Garnier. En revanche, il y a eu atelier de rédaction de tract, réalisation de badges et négociation de parcours avec le SDIG 69...
Les lycéenNEs de Tony Garnier ont en effet décidé de manifester demain, mardi 12 avril à 14 heures, pour demander au Préfet de bien vouloir libérer leur camarade. Un tract eera diffusé demain matin devant l'entrée du lycée, mais il a déjà commencé à circuler via Facebook.
Le parcours, tel qu'il a été accepté par la police : métro Saxe-Gambetta - cours Gambetta - cours de la Liberté (les élèves y tenaient tout spécialement !) - rue de la Part-Dieu - avenue de Saxe - rue Dunoir.
Là, les lycéenNEs feront du bruit pour Slahedine. Si vous êtes disponible à cette heure-là, n'hésitez pas à venir nous soutenir !
Pendant ce temps-là, à la Préfecture... Le cabinet du Préfet a été alerté ce matin sur l'absence de cours au LP et sur l'appel à manif demain après-midi, mais nous n'avons toujours aucune nouvelle... donc on continue !
ph b, professeur gréviste, pour le collectif RESF jeunes majeurs.
CRD : Slahedine a bien sûr été maintenu en rétention, pas de passeport = pas d'assignation possible
Mercredi 6 avril 2011 à 10 heures, salle U ,Slahedine Sadok au Centre de Rétention Administratif (CRA) passe devant le Juge des Libertés et de la Détention (JLD)
Slaheddine Saddok, élève en mention complémentaire au lycée Tony Garnier à Bron a été arrêté le 4 avril 2011, il est au Centre de Rétention. Il passera au JLD mercredi 6; horaire à préciser. A suivre pour plus d'infos.
Témoinage: Slahedine Sadok, élève en 903 (mention complementaire), a appelé à 19 heures pour m'en informer : il est au centre de rétention depuis le 4 avril à14 heures, après une arrestation et une garde à vue hier à la gare de la Part-Dieu...
Il passera mercredi devant le JLD (juge des libertés et de la détention), qui décidera de son maintien ou non (pour 15 jours) en rétention. Je lui ai demandé d'aller voir demain matin à la 1ère heure Forum Réfugiés, l'association habilitée à assister les sans-papiers à l'intérieur du centre de rétention, pour qu'ils nous communiquent très vite l'heure de son passage au TGI.