Selon l'enquête “Trajectoires et origines” sur la ségrégation, publiée jeudi par deux instituts d'études français, 42% des immigrés d'Afrique subsaharienne, du Maghreb et de Turquie (qui constituent près de la moitié des 5,1 millions d'immigrés en France métropolitaine) vivent dans les 10% des quartiers où le taux de chômage est le plus élevé et constituent 28% de la population des “quartiers sensibles”.
Cependant, la ségrégation d'un groupe n'est pas proportionnelle à son effectif. Les immigrés turcs, par exemple qui ont beau être en nombre réduit, subissent une forte ségrégation contrairement aux immigrés portugais qui constituent 11,2% de l'ensemble des immigrés.
Les enfants de ces immigrés sont toutefois moins concentrés dans les quartiers défavorisés, montrant ainsi une “dynamique d'intégration résidentielle”.
L'enquête a été menée auprès d'environ 22.000 personnes nées entre 1948 et 1990, vivant dans un ménage ordinaire en France métropolitaine en 2008.