M. Delanoë propose d’établir, en collaboration avec les autorités tunisiennes, «une véritable logique de partenariat» permettant aux jeunes diplômés tunisiens de débuter leur vie professionnelle en France avant de rejoindre leur pays pour contribuer à son développement.
«La France devrait accueillir quelques milliers de jeunes tunisiens comme d’ailleurs le prévoit déjà l’accord de coopération signé le 28 avril 2008 entre nos deux pays», a dit le maire de Paris.
M. Delanoë a affirmé que des solutions raisonnables et réalistes peuvent être trouvées pour les 20.000 migrants arrivés d’Afrique du Nord ces dernières semaines.
«Elles doivent être recherchées dans le respect des personnes et du droit, qu’il s’agisse des accords de Schengen ou de la Convention européenne des Droits de l’homme, en fonction des situations individuelles», a-t-il dit.
«Au nom de Paris, j’invite les autorités françaises à savoir répondre avec humanité et dignité à l’attente que des milliers de Tunisiens placent dans notre pays», a déclaré M. Delanoë.
«Il serait très grave qu’en cette circonstance, quelques mois après la Révolution du Jasmin, l’Europe et la France passent, une fois encore, à côté de l’Histoire», a-t-il poursuivi.