accueil RESF
DON au RESF

« Carnet d'Adresse » projet en trois actes et une exposition finale de Kaixuan Feng

Accueil > RESF - Collectifs locaux > 59/62-Nord / Pas de Calais > Divers ...
Contact

Du 3 au mai à La Condition Publique ROUBAIX

« Carnet d’Adresse » projet en trois actes et une exposition finale de Kaixuan Feng

 

En 2010, une fois mon diplôme obtenu, le
renouvellement de mes papiers se fait plus difficile. Grâce aux
actions d’un comité de soutien, je continue de vivre et travailler en
France sous réserve d’exercer une profession libérale générant un
chiffre d’affaire 16 125 € par an.
Cette situation a inspiré ce projet. Lorsque l’on vit dans un pays
étranger, on y est installé de façon temporaire. Ces circonstances
génèrent une impression d’inconstance voire d’errance

 

« Carnet d’Adresse »
projet en trois actes et une exposition finale de Kaixuan Feng
Exposition : de 14h à 18h + les soirs du 3, 5, 6, et 7 mai à La Condition Publique 14 place Faidherbe Roubaix.  03 28 33 48 33. Metro, tram Eurotéléport, bus 29 arrêt Faidherbe.www.laconditionpublique.com
Ma démarche artistique s’articule autour de la notion d’échange et
du rapport privé/public. Peintre de formation, je crée aujourd’hui
des évènements à travers l'art de la performance. La photographie,
la vidéo, le dessin me permettent de composer l'évènement mais
produisent également une trace de celui-ci. En créant les
circonstances de la rencontre (rendez-vous), je cherche à créer des
passerelles entre la vie et l’art, entre mon espace intime et celui de
l’autre. Les objets du quotidien établissent souvent dans mon travail
le passage de la sphère privée à la sphère publique.
Installée en France depuis 2005 pour étudier l’art, je suis étrangère.
Depuis mon arrivée, je renouvelle chaque année mon titre de séjour
en date du 26 octobre. En 2010, une fois mon diplôme obtenu, le
renouvellement de mes papiers se fait plus difficile. Grâce aux
actions d’un comité de soutien, je continue de vivre et travailler en
France sous réserve d’exercer une profession libérale générant un
chiffre d’affaire 16 125 par an.
Cette situation a inspiré ce projet. Lorsque l’on vit dans un pays
étranger, on y est installé de façon temporaire. Ces circonstances
génèrent une impression d’inconstance voire d’errance. Les objets
que j'utilise chaque jour ne m'appartiennent pas réellement. C’est
comme si tout ce qui m'entoure était emprunté. Le jour où je quitte le
pays je dois tout laisser, n’emportant qu’une valise. C'est pour
partager ce sentiment de dépossession que je souhaite réaliser ce
projet. Les différentes phases représentent le temps qui m'est
accordé, le temps rythmé par un compte à rebours.
Kaixuan Feng.
Acte 1 : « L’emprunt » Exposition d’objets, installation
Dans une salle d’exposition, j’expose publiquement tous les objets
que je possède depuis mon arrivée en France il y a cinq ans.
Pendant une semaine (la durée de l’exposition), je propose aux
visiteurs d'emprunter un objet et de l’utiliser. Je leur donne rendez vous
le 26 octobre 2011 (date d’expiration de mon titre de séjour
temporaire) pour qu’ils me restituent l’objet prêté. Je capte cet
évènement avec une série de photos vues du ciel , suivant
l'évolution de la disparition des objets privés dans l’espace
d'exposition. Dans un carnet, je note l’objet emprunté et les
coordonnées du visiteur.
Acte 2: « Toujours être ailleurs jamais être chez soi » Performances
Après avoir tout prêté au public, mon appartement sera vide.
Je fabriquerai une valise sur mesure dans laquelle je pourrais
transporter mon appareil photo, un pied, une toile à peindre, du
matériel de peinture, une trousse de toilette, des vêtements, une
porte feuille, des pièces d’identité et un carnet d’adresse.
Chaque soir je parts avec ma valise et une adresse pour passer la
nuit chez une personne. Le lendemain j’aurai une nouvelle
adresse indiquée par la personne qui m’a accueillie la veille.
J'oublierai peut-être parfois des affaires chez des hôtes, ou j'y
laisserai sciemment certains objets (un tube de dentifrice, une
serviette mouillée.. ). Je leur écrirai et leur demanderai de le
garder et de me le rendre le jour du vernissage, à la fin de ma
performance le 26 octobre 2011.
Acte 3 : « Vivre de l’art » Peintures, photos
Ma valise est conçue pour avoir plusieurs fonctions, chaque
contenu à sa place, et une fois ouverte elle devient un châssis de
peinture, le support sur lequel on peut tendre la toile.
Lorsque je passe une nuit chez quelqu'un, je photographie la
chambres, le lit, le canapé ou le sac de couchage que l’on m’aura
préparé et où j’aurai passé la nuit. Ces photos me serviront de
documentation pour peindre. Chaque jour je réaliserai une
peinture de façon répétitive et récurrente.
Cet acte fait écho au métier d'artiste que l'on me demande de
faire pour vivre en France. Cela me demande un grand
engagement et crée une réelle contrainte qui n'est pas compatible
avec l’exigence du «chiffre d’affaire».
Fin : Exposition « Carnet d’Adresse » du 26 octobre 2011,
Peintures, photos, installations,
mardi 3 mai 2011.

Faire connaître cet article
À L'AGENDA de RESF - Collectifs locaux / 59/62-Nord / Pas de Calais / Divers
Derniers articles parus :
FIL RSS   liste actusWWW
Liens :
Tous les liens utiles
SPIP | squelette | Se connecter | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0