Monsieur le Préfet,
Nous vous demandons de bien vouloir réexaminer le dossier de Monsieur Ammar Selam (N° d’étranger 75 03 73 20 55).
Ce 17 mai, il a été ramené au CRA 2 de Vincennes sans avoir pris le vol à destination de l’Algérie, ce qui se comprend : il n’a plus aucune attache dans ce pays, contrairement à la France, où il vit avec toute sa famille depuis bientôt 10 ans.
Il est actuellement visé par un APRF qui a été pris à son encontre le 8 mai 2011sur la base d’une OQTF datant du 11 mars 2008.
Ammar Selam est arrivé en France à 17 ans en aout 2002 avec ses deux parents et deux de ses frères, rejoignant les deux premiers enfants de la famille arrivés pour leur part en mai 2002.
Scolarisé à son arrivée en CIPPA dans le 95, il a pu ensuite poursuivre sa scolarité au Lycée Tolbiac (Paris 13) où il a obtenu son CAP en 2005. Il a du ensuite arrêter ses études, dans l’impossibilité de les poursuivre en alternance. Il soutient aujourd’hui financièrement sa famille, dont son plus jeune frère, actuellement en terminale et qui se prépare à passer son Bac dans les conditions que vous devinez.
Mariée avec un français, mère d’un enfant français, sa sœur ainée a une carte de résidente. Un de ses frères poursuit des études de comptabilité niveau master et a un titre étudiant. Toute cette famille a ainsi refait sa vie en France depuis bientôt 10 ans et s’y est intégrée.
Un premier APRF avait été pris à l’encontre d’Ammar Selam le 22 juillet 2007, annulé par le Tribunal administratif de Paris le 25 juillet, le ré-examen de sa situation conduisant à cette OQTF de mars 2008.
Nous vous demandons donc de bien vouloir réexaminer une nouvelle fois sa situation, dans l’optique d’une régularisation cette fois.
Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de notre haute considération