Le comité de soutien à la famille K. et le réseau RESF (Réseau Education Sans Frontières) de Nîmes devaient être reçus en Préfecture, le Lundi 27 Juin 2011.Le rendez-vous avait été confirmé par les Renseignements Généraux auprès de la délégation. Mais une fois sur place, nous avons été informés que ce rendez-vous était annulé.
Nous ne pouvons pas croire que Monsieur le Préfet puisse se désintéresser du sort de cette famille et de ses 3 enfants.
Nous ne pouvons pas croire que Monsieur le Préfet n’ai pas su comprendre l’espoir suscité par ce rendez-vous auprès de cette famille et de ses soutiens dans les écoles que fréquentent les enfants et dans le quartier où ils résident.
Cette famille n’est pas expulsable, elle doit obtenir une situation administrative stable qui lui permette de travailler pour construire son avenir.
Nous pensons que seul un cas de force majeur a obligé Monsieur le Préfet à se soustraire à cet engagement pris quelques jours plus tôt..
Le réseau RESF a donc dès ce matin repris un nouveau rendez-vous, pour le lundi 4 juillet 2011 à 18h avec l’intention de nouveau, de s’entretenir avec le représentant de la République. Soyons nombreux à nous rassembler afin de soutenir la famille.
Les citoyens que nous sommes restent persuadés du bien fondé de notre insistance.
Signez la Pétition
La famille K. a fui les persécutions dont elle était l’objet en Arménie, en 2000, Le conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan rend la vie totalement impossible aux familles d’origines mixtes.
Après un séjour en Russie puis en Allemagne, ils sont arrivés en France en septembre 2007.
Ils ont demandé l’asile politique qui leur a été refusé. Ils sont considérés comme ni expulsables, ni régularisables. L’Arménie ne les reconnait pas, donc la préfecture propose de les expulser en Allemagne,où ils n’ont aucune attache, dans le meilleur des cas, sinon en Russie : un cauchemard !
Leur plus jeune enfant, Eric, est né à Nîmes en 2008 et va entrer à l’école maternelle en septembre. Les deux ainées, âgées de 11 ans et 7 ans, s’accrochent à l’école et sont très inquiètes. Elles ont de très bonnes appréciations des professeurs. Tous, enfants et adultes font d’énormes efforts d’intégration et d’apprentissage du français.
Nous demandons la protection en France, de toute la famille, selon le droit constitutionnel et les Droits de l’Homme. Nous exigeons pour eux le droit à une vie de famille, selon la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.