
L'été dernier, la Ville de La Rochelle avait parrainé quelques sans-papiers demandeurs d'asile dont la situation administrative n'était pas réglée. Cette année, une autre solution a été adoptée.
Des élus de la majorité, volontaires - Brahim, Jlalji, Sylvie Olympe-Moreau et Joëlle Laporte-Maudire - vont mettre en place une sorte de comité de vigilance pour aider, si nécessaire, huit familles et une personne seule, déboutées dans un premier temps de leur demande d'asile et dont l'appel n'a pas encore été traité.
Maxime Bono et son équipe craignent que l'été ne soit une période propice à mettre discrètement en œuvre des mesures visant à « faire du chiffre ».
Des pays de l'estPar ailleurs, le maire observe que ces personnes sont, pour la grande majorité, issues des pays de l'est. « Contrairement à ce que l'on nous dit, la prétendue montée de l'immigration liée à la volonté des peuples de bénéficier de la liberté n'est pas réelle », souligne-t-il.
Les familles en question, toujours selon Maxime Bono, ont connu de véritables problèmes dans leurs pays d'origine et les contraindre à y revenir les mettrait en danger.
L'objectif des élus de la majorité est de permettre à ces familles de faire « respecter leurs droits » tant qu'aucune décision définitive n'a été prise à leur égard. Ensuite, si elles sont définitivement déboutées, évidemment, la mairie ne pourra plus agir.
RassurerCertes, la « protection municipale » ne les met pas totalement à l'abri mais, à tout moment, elles pourront joindre quelqu'un qui les conseillera et les mettra, le cas échéant, en contact avec un avocat, une association… une structure qui pourrait les secourir.
« Ainsi, en mon absence, on pourra toujours me contacter pour que j'adresse un courrier à la préfecture ou au ministre », explique Maxime Bono.
Par ailleurs, cette attitude montre aux gens concernés qu'ils ne sont pas abandonnés. Le soutien affiché d'une collectivité comme la mairie est rassurant.
Parmi les familles parrainées l'année dernière, plusieurs sont désormais installées en toute légalité à La Rochelle.
Cette année encore, les familles bénéficiant de cette assistance ont fait preuve de leur volonté d'intégration, dans leur façon de se comporter en général et en scolarisant leurs enfants.
