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Sud Ouest : La Rochelle - Famille déchirée

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La Rochelle - Famille déchirée

 


Un comité de soutien s’est mis en place pour soutenir la famille kosovare. Ils se sont réunis hier, à La Rochelle. Photo Pascal Couillaud

source : Sud Ouest

Le Réseau de vigilance citoyenne se mobilise contre la menace d'expulsion qui pèse sur une famille kosovare, réfugiée depuis deux ans à La Rochelle. Muharem Saciraj et son épouse, Dasurije, âgés d'une trentaine d'années, sont d'origine Rom.

Ils ont fui le Kosovo avec leurs deux enfants en bas âge pour échapper, disent-ils, au sort réservé, là-bas comme ailleurs, à leur communauté. Un troisième enfant est né en France et le quatrième est attendu en fin d'année.

Le statut de demandeur d'asile leur a été refusé. Le préfet de la Charente-Maritime leur a notifié en décembre 2010 une obligation de quitter le territoire français (OQTF), validée par le tribunal administratif de Poitiers, qui n'a pas été exécutée.

Lundi dernier, alors qu'il se trouvait à Troyes (Aube) dans la famille de son épouse, Muharem Saciraj a fait l'objet d'un banal contrôle routier. Au vu de l'OQTF signé par son homologue maritime, le préfet de l'Aube a décidé son transfert au centre de rétention de Metz.

A-t-il été placé auparavant en garde à vue au commissariat ? Le Réseau vigilance l'ignore. Mais si c'était le cas, la mesure serait illégale, comme vient de le rappeler le tribunal de Bordeaux (lire notre édition d'hier).

Vie de famille

Le tribunal administratif de Strasbourg doit se prononcer sur l'expulsion ce vendredi. Et le juge des libertés et de la détention de Metz statuer sur le maintien en rétention samedi. La nouvelle loi en vigueur depuis le 18 juillet a porté de trente-deux à quarante-cinq jours la durée maximale de la rétention pour les étrangers en situation irrégulière. En attendant, Muharem Saciraj peut être renvoyé dans son pays à tout moment si les autorités françaises obtiennent le laisser-passer consulaire indispensable à l'expulsion.

Son épouse a pu le joindre au centre de rétention. Ses enfants le réclament, ils ne comprennent pas. Le Réseau de vigilance citoyenne a lancé une campagne de courriels pour demander au préfet de l'Aube l'arrêt de la procédure d'expulsion et à celui de la Charente-Maritime l'abrogation de l'OQTF, comme ils en ont le pouvoir. « Cette expulsion aurait de graves conséquences humaines et psychologiques, s'insurge l'une de ses responsables. On ne peut pas séparer ainsi une famille. Que vont devenir Dasurije et ses enfants si Muharem est renvoyé au Kosovo où il n'a plus personne ? Les deux grands sont scolarisés à l'école Descartes. L'aîné doit intégrer un institut médico-éducatif à la rentrée. »

Soutien de la municipalité

Femme et enfants sont eux aussi en situation irrégulière, et potentiellement expulsables. Sauf que la grossesse de la jeune femme est difficile. Elle « présente un risque d'accouchement prématuré », comme l'a certifié sa gynécologue.

Brahim Jlalji, adjoint au maire de La Rochelle, a participé à la conférence de presse organisée hier par le réseau, pour témoigner du soutien de la municipalité. Maxime Bono doit écrire à Claude Guéant, ministre de l'Intérieur, pour lui demander de revenir sur l'expulsion de Muharem Saciraj.


voir aussi :

 
Pictos - URGENT appel à fax/mail pour Monsieur SACIRAJ Muharem (en rétention à Metz)
vendredi 5 août 2011.

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