
L'horizon ne s'éclaircit toujours pas pour Muharem Saciraj, ce réfugié kosovar d'origine Rom qui a été placé au centre de rétention de Metz à la suite d'un contrôle routier, parce qu'il est sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français signée par le préfet de la Charente-Maritime. Lui et sa famille ont trouvé refuge à La Rochelle depuis deux ans (notre édition de vendredi dernier).
Vendredi 5 août, le tribunal de Metz avait rejeté sa requête contre le placement en rétention administrative. Tandis que la Cour européenne des Droits de l'Homme, saisie l'après-midi même, laissait pourtant entrevoir l'espoir : la juridiction décidait qu'il était impossible de l'expulser vers le Kosovo, sur la base de l'article 39 relevant le risque de persécution en cas de retour.
Le juge des libertés et de la détention de Metz, qui statuait à son tour samedi, « aurait donc dû le libérer, mais il a décidé de maintenir M.Saciraj en rétention pour vingt jours », s'insurge-t-on au Réseau de vigilance citoyenne qui est mobilisé contre cette menace d'expulsion.
Hier, il a fait appel de la décision du juge des libertés et de la détention. Appel qui sera jugé aujourd'hui ou demain.
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