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Arbitraire - Une famille libérée de rétention

 
Gouranda Telia, vingt-six ans, et ses trois enfants ont quitté le centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot, les associations ayant dénoncé de graves irrégularités .
source : L’Humanité

par Mehdi Fikri

Un mois après son ouverture, le centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), d’une capacité de 240 personnes, se remplit progressivement. Vendredi, Gouranda Telia, une jeune mère de famille de vingt-six ans, et ses trois enfants sont parvenus à sortir de la machine. « Cette Géorgienne, qui avait inauguré le 30 août les cellules familiales du nouveau CRA du Mesnil-Amelot avec ses enfants de cinq ans, deux ans et un an, a été libérée vendredi par le tribunal administratif de Melun », a annoncé l’association Réseau éducation sans frontières (RESF).

Gouranda Telia est arrivée en France en 2005. Ses trois enfants sont nés ici et l’aîné est scolarisé en maternelle, à Guéret (Creuse). Le 28 août dernier, leur titre de séjour est arrivé à expiration, alors que la famille était en attente d’un recours suspensif contre le refus d’un nouveau titre de séjour délivré par la préfecture. Le 30 août, la police a débarqué au domicile de la famille. Le père, absent, a échappé à l’interpellation.

La jeune mère et ses enfants ont été placés au CRA du Mesnil-Amelot, en attente d’expulsion. Ils ont ainsi été les premiers à expérimenter les « cellules familiales ». « C’était horrible, témoigne Gouranda Telia. Avec les policiers, les barreaux, les enfants étaient morts de peur. Ils me demandaient tous les jours pourquoi on était en prison. J’essayais de leur expliquer que ce n’était pas tout à fait une prison. Rien à faire. » Aussitôt, les associations ont fait le siège du CRA, dénonçant de « graves illégalités ». Premier point, les parents n’avaient pas encore été entendus par le tribunal pour leur recours. 
« De plus, l’enfermement d’enfants constitue un traitement inhumain au sens de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme », souligne Richard Moyon, de RESF.

Vendredi, le tribunal administratif a annulé l’obligation de quitter le territoire et la décision de placement en rétention administrative. Et la famille a de nouveau rendez-vous devant la justice, le 3 novembre. « Nous avons déménagé à Bordeaux, chez des amis. Maintenant, j’ai trop peur à Guéret », raconte la jeune mère. Au CRA, la machine tourne toujours. Au moment même où Gouranda et ses enfants étaient libérés, deux nouvelles familles de Roms roumains étaient internées, à l’issue du démantèlement du camp des Glairons dans l’Isère.


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mardi 6 septembre 2011.

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