
Le tribunal administratif de Toulouse a annulé, jeudi, l'arrêté de placement en rétention pris par la préfecture de Charente-Maritime à l'encontre de Luc M'Bani. Cet étudiant angolais âgé de 25 ans, avait été, le 6 septembre, interpellé par les policiers dans son logement universitaire. Il était le même jour conduit au centre de rétention administrative de Toulouse.
Depuis neuf ans en France, dont deux à La Rochelle où il s'apprêtait à s'inscrire en faculté de sciences, le jeune homme était sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français, confirmée en mars dernier par le tribunal administratif de Poitiers (un recours a été formé devant la cour administrative d'appel de Bordeaux).
Le Réseau de vigilance citoyenne de La Rochelle a mené plusieurs actions en faveur de Luc M'Bani et a contacté des élus et Gérard Blanchard, le président de l'université « qui avait très attentif à la situation de cet étudiant angolais », précise un membre du réseau. Le président de l'université adressait ainsi un courrier au préfet en lui demandant de reconsidérer sa décision.
Toujours sans-papiersSi Luc M'Bani est donc libre, du fait d'une décision de justice considérant que la situation de l'étudiant (en possession d'un passeport et d'un domicile) ne nécessitait pas le placement en centre de rétention - qui est une mesure exceptionnelle - le jeune homme, qui a quitté Toulouse, n'en reste pas moins toujours sans titre de séjour. Il reste donc sous la menace d'une expulsion vers l'Angola. Il est ainsi possible que la préfecture assigne Luc M'Bani à résidence, le temps d'organiser son expulsion.
E. C.
