Faxez et/ou mailez sans modération au Préfet du val de Marne, Pierre DARTOUT pour sa libération et l'abrogation de l'OQTF :
Fax 01 49 56 64 17
Monsieur le Préfet,
Je me permets d'attirer votre attention sur la situation de Monsieur Domingos MONTEIRO DE BRITO, ressortissant capverdien, né le 20 juin 1980 à Santa Catarina-Ilha de Santiago, père de famille, vit en France depuis huit ans. Il a été arrêté le 22/09/11 à Sucy-Bonneuil (94) alors qu'il sortait de son travail. Après une garde à vue au commissariat, il a été placé au local de rétention administrative de Choisy le Roi (94), le 23/09/11 sur la base d'une Obligation de Quitter le Territoire Français du même jour et notifiée par vous-même. Il se trouve actuellement au Centre de Rétention Administrative de Palaiseau (91).
Le placement à la prison pour étrangers de ce père de famille a provoqué une vive émotion et indignation parmi la population dionysienne.
M. Domingos MONTEIRO DE BRITO vit à Saint-Denis où l’attendent dans l’angoisse ses deux enfants et sa compagne enceinte de 4 mois.
M. MONTEIRO DE BRITO est entré en France en 2003. Il sera rejoint en 2004 par sa compagne, Ana Maria PEREIRA TAVARES, ressortissante capverdienne aussi. De leur union, sont nés deux enfants :
-Miki TAVARES MONTEIRO né le 04 janvier 2004 au Cap-Vert et scolarisé en classe de CE1 à l'école élémentaire Louise Michel à Saint-Denis.
-Raphaël MONTEIRO DE BRITO né le 19 juillet 2009 à Bondy, inscrit pour l'année 2012-2013 en petite section maternelle.
Chaque heure qui passe les plonge dans un désarroi de plus en plus grand. Raphaël et Niki se retrouvent séparés de leur père, principal soutien financier, jusque-là le seul par son travail à subvenir aux besoins de la famille. La rétention de M. M. Domingos MONTEIRO DE BRITO est une atteinte grave au droit à leur vie privée et familiale.
Une fois de plus la France va-t-elle se mettre en infraction avec l’article 8 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme, ainsi que l'article 3-1 de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant et briser les liens familiaux reconnus par cette convention ?
Par ailleurs, vous n'êtes pas censé ignorer, Monsieur le Préfet, que pour toutes les décisions administratives ou autres, c’est “l’intérêt supérieur de l’enfant qui doit être une considération primordiale”.
Enfin, parce que la place d’un père n’est pas en rétention mais auprès de sa compagne et de ses enfants, je vous demande, Monsieur le Préfet, de mettre fin à cette ignominie, en libérant Monsieur Domingos MONTEIRO DE BRITO et en abrogeant l’Obligation de Quitter le Territoire Français prise à son encontre afin qu’il puisse retrouver rapidement ses enfants et sa compagne, tous heureux de vivre en France et parfaitement intégrés.
Recevez, Monsieur Le Préfet, l’expression de mes sentiments citoyens les plus respectueux.
Pour le Réseau Education Sans frontière
Prénom NOM
SIGNATURE
samedi 24 septembre 2011.