accueil RESF
HIER, AUJOURD’HUI, DEMAIN,
ILS SONT SOUS NOTRE PROTECTION!
DON au RESF
Accueil > RESF - Collectifs locaux > 13-Bouches du Rhône > Dans les médias
Contact

Marseille : près de 200 Roms délogés, colère de la Ligue des droits de l’Homme

 

VAR MATIN:Publié le mardi 27 septembre 2011 à 14H21:http://www.varmatin.com/article/derniere-minute/marseille-pres-de-200-roms-deloges-colere-de-la-ligue-des-droits-de-lhomme

 

 

Près de 200 Roms roumains ont été évacués par la police mardi matin à Marseille dans le quartier de Font Vert (14e arrondissement), provoquant la colère de la Ligue des droits de l'Homme (LDH), a-t-on appris de sources concordantes.

L'évacuation de ces 161 Roms - selon la préfecture - , parmi lesquels figuraient beaucoup d'enfants ainsi que des nourrissons, a débuté peu après 06H00, a annoncé à l'AFP une représentante de l'association "Rencontres tsiganes", Caroline Godard, présente sur place.

L'opération, qui s'est "déroulée sans heurt et dans de bonnes conditions" selon un communiqué de la préfecture, s'est terminée vers 10h00.

Près de 150 policiers et gendarmes y ont participé. Le nouveau préfet délégué à la sécurité, Alain Gardère, y a assisté pendant plus d'une heure et demie, selon la préfecture.

Les familles étaient logées dans de vieilles caravanes aménagées et des baraques de tôle et de planches, situées sur une route longeant une voie ferrée, à l'arrière d'une cité.

"Il restait deux campements roms à Marseille. Celui-là, qui est plutôt ancien, compte des enfants scolarisés. Une nouvelle fois, le groupe va être éclaté et les enfants ne pourront aller à l'école aujourd'hui", s'est indigné le président de la LDH dans les Bouches-du-Rhône, Bernard Eynaud, également sur place.

La préfecture a évoqué des "conditions d'hygiène exécrables".

"Une solution d'hébergement d'urgence a été proposée à l'ensemble des personnes installées sur le campement. Plusieurs dizaines d'entre elles (...) ont été prises en charge par le Samu social", a-t-elle souligné.

Les journalistes ont été autorisés à entrer dans le campement pour prendre des photos et tourner des images, a-t-on constaté. Le 20 septembre, lorsqu'un autre camp de Roms avait été évacué dans le quartier de la Capelette, les médias, dont l'AFP, avaient été tenus à distance.

Le président de la LDH a quant à lui évoqué un "climat tendu" au début de l'opération, avec, selon lui, des policiers "très nombreux, hargneux et agressifs, ce qui est nouveau", et "avec le Samu social, qui est dans un rapport ambigu vis-à-vis des associations et complètement aux ordres de la police et de la municipalité".

Selon lui, une journaliste du site Med'in Marseille a été "expulsée manu militari du campement". Pour la préfecture, elle n'avait pas de carte de presse et a insulté les policiers. Elle a été placée en garde à vue.

"La mairie de Marseille s'était engagée le 11 août à organiser une table ronde pour trouver des solutions, et aujourd'hui la seule réponse est policière", a également regretté M. Eynaud.

"Ceux qui vont accepter de rentrer en Roumanie vont être conduits au centre d'accueil d'urgence de la Madrague-Ville, qui est devenu un centre de rétention qui ne dit pas son nom", a-t-il ajouté.

mardi 27 septembre 2011.

Faire connaître cet article

Partager  
FAIRE UNE RECHERCHE sur les mots-clefs associés à cet article :
  • Ce média mentionne... :
    RESF
cliquer sur le mot-clef pour retrouver les articles ayant le même mot-clef
Derniers articles parus :
FIL RSS   liste actusWWW