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Les Roms varois toujours en grande précarité

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Les Roms varois toujours en grande précarité

 

VAR MATIN: Publié le mardi 27 septembre 2011: http://www.varmatin.com/article/var/les-roms-varois-toujours-en-grande-precarite

 

 

Loin des grandes villes où ils captent l’attention des pouvoirs publics, les Roms du département continuent leur petite vie précaire. Plus pour longtemps. Le campement de Fréjus a été démoli.

Plus d'un an après le désormais fameux « discours de Grenoble », dans lequel le président Nicolas Sarkozy avait annoncé le démantèlement de la moitié des camps illicites et l'expulsion des ressortissants d'Europe orientale en situation irrégulière, la situation des Roms ne s'est pas améliorée dans l'Hexagone.

Un peu partout en France, que ce soit porte d'Aix à Marseille ou à Bobigny, les Roms continuent d'être expulsés de leurs campements insalubres. Les pouvoirs publics ne relâchent pas la pression. Encouragés qu'ils sont par Claude Guéant, le ministre de l'Intérieur.

Dans le collimateur de l'Intérieur

Ce dernier, juste avant de se rendre à Marseille le lundi 29 août, a ainsi déclaré sur les ondes de BFMTV/RMC : «La délinquance roumaine est une réalité(...).Il faut que nous la combattions». Et d'enfoncer le clou en assurant que «2 % de la délinquance en France sont le fait de Roumains».

Qu'en est-il dans le Var ? En fin de semaine dernière, la centaine de Roms installée à Fréjus a, sur décision de justice, finalement été délogée. La petite communauté vivant à Toulon n'a en revanche vu aucun changement. «Pas de problème chef», continue de répondre Kalo. Même si les rondes de police, de plus en plus fréquentes à Montéty, ne manquent pas de l'inquiéter.

Ça et là, on entend aussi quelques réflexions nouvelles. «Ils sont de plus en plus nombreux». «Il y a davantage d'enfants». Sans parler de raccourcis douteux entre leur présence et l'insécurité. Autant de rumeurs que rien ne permet de vérifier.

Aux dires des associations qui travaillent quotidiennement avec les Roms, leur nombre, estimé à environ 200, n'a pas varié depuis un an. Voire plus longtemps. «Depuis que je suis arrivé à Toulon en 2009, le nombre de Roms est resté le même. Entre 200 et 300 maximum. Mais tous ne sont pas dans la rue», affirme Ionut Stan, du Secours Catholique.

Emmanuel Grossetête, coordinateur au Service d'initiatives de coopération humanitaire avec les étrangers et les migrants (Sichem), est moins catégorique. «Ce n'est pas facile de dire si les Roms sont plus nombreux. Il y a des mouvements pendulaires. Une chose est sûre : il n'y a pas eu d'arrivée massive.» Ce que confirme Michel Bruère, vice-président du Samu Social. «Depuis 2 ou 3 ans, leur nombre est resté stable. Une centaine à Toulon. Autant à Fréjus.»

Davantage d'enfants

En revanche, il est vrai qu'on voit plus d'enfants. «Il y a un an ou deux, on comptait 1 ou 2 enfants pour 20 adultes. Maintenant, sur 30 Roms, on a 10 hommes, 10 femmes, 10 enfants», constate Michel Bruère.

Pourquoi une telle évolution ? «Les grands parents vieillissent. En grandissant, les enfants les écoutent de moins en moins» avance Ionut Stan. «Un petit peu mieux installés à Toulon avec le temps, connaissant davantage le réseau associatif qui les aide, les Roms ont tout naturellement tendance à faire venir leurs enfants», explique Emmanuel Grossetête. Mais ce dernier insiste bien sur le fait qu'il n'y a «pas de problème de délinquance liée aux Roms dans le Var.»

Sollicitée sur un dossier pour le moins sensible, la Préfecture du Var n'a pas souhaité s'exprimer.

mardi 27 septembre 2011.

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