
Déjà l'an dernier, à la même époque, il avait fallu se battre pour qu'il termine son CAP. Rebelote une année scolaire plus tard. Terminé le sursis. Ansuredine sera sur toutes les banderoles, mercredi prochain, lors du rassemblement, prévu devant la préfecture par RESF 63 (réseau éducation sans frontières) qui a encore en tête des expulsions « nauséabondes » comme celle, le jour de la rentrée, de la famille Hasani-Ajeti, des Kosovars renvoyés dans un bidonville de Belgrade. Ansuredine n'est pas le seul élève menacé d'expulsion dans le Puy-de-Dôme. Corinne Mialon et Didier Pagès de RESF en comptent « des dizaines » des maternelles aux universités. Cette année, « c'est même la première fois où nous avons autant d'enfants de sans-papiers en danger dans les établissements scolaires », constatent-ils. Une hausse « effrayante » qui coïncide, selon eux, avec l'arrivée, en mai, du nouveau préfet de région, Francis Lamy. Mercredi dernier, en fin de matinée, ils ont poussé un coup de gueule devant le rectorat de Clermont-Ferrand. Car le silence du recteur et des inspecteurs d'académie est « assourdissant », dénoncent-ils. « Ils doivent prendre leurs responsabilités. Les enseignants n'accepteront jamais de donner leurs élèves aux policiers ». Ceux de Ansuredine sont prêts à résister et à le cacher s'il le faut...
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