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Dijon : La situation des demandeurs d’asile s’aggrave, selon la Ligue des droits de l’Homme

 
source : Dijonscope

1.200 nouveaux demandeurs d'asile à Dijon depuis janvier 2011 : le chiffre est en forte hausse par rapport à 2010 - 650 personnes accueillies - et s'explique notamment par l'arrivée massive de réfugiés politiques en provenance des pays arabes, traversés par des mouvements de révolte depuis le mois de décembre 2010... Dans un communiqué reçu samedi 08 octobre 2011, la Ligue des droits de l'Homme de Bourgogne (LDH) "pose publiquement la question du rétablissement d’un droit d'asile qui n'existe presque plus" et "demande que les États et les organisations internationales prennent leurs responsabilités face aux régimes de dictature qui affament leurs populations et provoquent des exils massifs".

Pour en savoir plus, lire le communiqué de presse ci-dessous.

"Communiqué de la Ligue des droits de l'Homme relatif à la situation des demandeurs d'asile à Dijon

La Ligue des droits de l'Homme (Comité Régional de Bourgogne et section de Dijon) qui affirme l’universalité des droits de l’Homme conformément à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, a décidé d’attirer l’attention sur la situation actuelle des demandeurs d'asile en Bourgogne et singulièrement sur Dijon.

Elle est insupportable, tant pour les demandeurs d'asile que pour la France vue à travers le prisme de la Bourgogne. Mais le mot insupportable n'a pas le même sens pour les uns et pour les autres.

Pour la France officielle, selon les lois et règlements sur-accumulés année après année et traduits par les Préfectures, tout est organisé pour éviter le poids de ceux qui tentent de se réfugier en France, qu'ils soient Tunisiens, Libyens, Somaliens et autres migrants venus principalement aujourd'hui des pays de l'Afrique de l'Est. Ces pays peuvent se révolter et poursuivre leurs « printemps », la France approuve et se désolidarise. Leurs migrants sont rejetés de fait.

Pour les demandeurs d'asile que nous rencontrons, l'insupportable est autrement violent.  Ainsi à Dijon, du début de l'année 2011  jusqu'au 1er octobre, 1200 personnes se sont agglutinées devant la préfecture de région pour rédiger l'imposant questionnaire constituant leur demande d'asile, alors que l'an dernier moins de 650 personnes s'étaient présentées pour  cette démarche. Elles sont soumises à l'obligation de la dernière loi dite « loi Besson » adoptée le 16 juin, qui exige leur passage par la Préfecture de région (Dijon en l'occurrence) pour remplir un formulaire. 

Le résultat : Dijon croule sous les demandes d'hébergement. Les 15 Centres d'accueil des demandeurs d'asiles (CADA) sont sursaturés tant en Côte d'Or que dans les 3 autres départements. La Préfecture a épuisé toutes ses ressources d'urgence, et malgré une récente concertation avec les associations d'aide tenue en septembre sous l'égide de la Préfète de Région, aucune solution n'est en vue. 

Des hommes, des femmes et parfois des enfants dorment dans les rues, dans les squares, sous les porches, dans les parkings. On compte aujourd’hui 400 personnes sans hébergement à Dijon. Comment réagir dans le respect de la Déclaration universelle des droits de l’Homme devant ces centaines d'errants, interdits de travail, de toit la plupart du temps, de soins médicaux, d'école pour les enfants?

Qui a vu les queues interminables devant l'immeuble de SOS-Refoulement, le Collectif dijonnais habilité à domicilier, c'est-à-dire à donner une adresse postale indispensable pour l'inscription en préfecture? Celle-ci est impuissante face aux étrangers abandonnés à eux-mêmes.

Même en temps de crise économique, il est indigne de tolérer dans nos pays des situations aussi inhumaines et aussi nombreuses.

Il faut enfin savoir que cette situation n'est propre ni à la Bourgogne, ni à la France, ni à l'Europe. Les pays de la Méditerranée sont à la même enseigne, en Afrique comme en Europe. Tous se crispent sur la défense d'entrée sur leurs territoires sans s'apercevoir, en apparence,  que malgré l'entassement des lois, des règlements, des forces de contrôle, rien n'empêche le mouvement de ceux qui veulent échapper à la mort dans leurs pays d'origine. 

La Ligue des droits de l'Homme pose publiquement la question du rétablissement d’un droit d'asile qui n'existe presque plus ; elle demande également que les Etats et les Organisations Internationales prennent leurs responsabilités face aux régimes de dictature qui affament leurs populations et provoquent des exils massifs".

vendredi 14 octobre 2011.

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