Le projet de loi sur l’immigration a été adopté par l’assemblée
nationale le 17 mai 2006. Dénoncé depuis plusieurs mois par plus de
700 organisations, il constitue une nouvelle attaque du gouvernement
contre les étrangers, avec ou sans papiers :
Durcissement des règles permettant aux étrangers en situation
régulière d’être rejoint par leur famille
Nouvelle remise en cause du droit d’asile
Travailleur immigré jetable en fonction des besoins
Suspicion généralisée sur tous les mariages mixtes
...
Au cœur de la traque aux immigrés : Les centres de rétention (prisons pour sans papiers)
Des rafles massives de la couleur de peau se multiplient partout en France... La circulaire du 21 février 2006 sur les conditions d’interpellation des sans-papiers développe les moyens de les piéger à leur domicile, à la Préfecture et même à l’hôpital.
Pour mettre en œuvre sa politique et reconduire à la frontière les immigrés « subis », le gouvernement a à sa disposition les centres de rétention administrative dans lesquels sont jetés les sans-papiers faisant l’objet d’une reconduite à la frontière.
Au mois de juin s’ouvre à Blagnac un nouveau centre de rétention dont la capacité d’accueil a été multipliée par cinq et qui se situe en bout de piste de l’aéroport.... Une de ses particularités réside dans « le quartier famille » spécialement conçu pour pouvoir enfermer des parents et leurs enfants.
Des enfants mineurs (certains étant nés en France), des personnes âgées, des futurs mariés parfois interpellés à quelques jours de la célébration de leur mariage vont ainsi se retrouver enfermés jusqu’à 32 jours dans une prison entourée de barbelés sous la surveillance permanente des policiers alors même que leur seul tort est d’être dépourvus d’un titre de séjour.
L’enfermement pour les enfants est particulièrement traumatisant et destructeur pour leur équilibre. Ce centre est muni de chambres médicalisées pour éviter les transferts vers l’hôpital des étrangers malades. Il est aussi entièrement équipé pour l’accueil des personnes handicapées.
Des 22 centres de rétention existant, le centre de Blagnac, devient de par sa capacité (163 places) le deuxième de France. Son existence entre dans la logique du chiffre établi par le ministère de l’intérieur qui compte renvoyer cette année 25000 étrangers.
Face à ces attaques, organisons la résistance
Nous appelons à une forte mobilisation pour signifier notre refus de l’ouverture de centre de rétention et pour dénoncer cette politique de répression et d’expulsion.
PREMIERS SIGNATAIRES : Act up, AGET-FSE, Alternative Midi Pyrénées, APIAF, ATD Quart Monde, Collectif Inter associations, FCPE 31, FSU 31, LCR, Ligue des Droits de l’Homme, Médecins du Monde, Motivé-e-s, MRAP, Pastorale des migrants, PCF, Ras l’Front, RESF 31, SAF, SAVIF/ PEA, SUD Education, Sud services publics, Union Syndicales Solidaires