Alors que le Réseau éducation sans frontières (RESF) « fête » six ans d’activisme, demain soir à Saint-Hilaire, retour sur les premières heures du mouvement de défense des sans-papiers dans le département.
par Michel Amigues C'était le 22 novembre 2005, à 21h30 : l'e-mail qui signe l'acte de naissance officieux du Réseau éducation sans frontières (RESF) sur ces rives de la Garonne est conservé comme une relique, dans un carton fatigué où s'entassent les tout premiers dossiers de « sans-papiers » portés sur la place publique. Ce soir-là, donc, Luc Mamin, alors « patron » de la FSU, le mastodonte du syndicalisme enseignant, écrit : « Une collègue de Villeneuve signale la menace d'expulsion d'une famille marocaine dont une gamine est scolarisée en CM2 ». Ils ne sont d'abord qu'une poignée d'enseignants à se mobiliser pour la famille Abdelouahab… qui obtiendra des papiers en bonne et due forme en juillet 2006. Pour les membres de RESF, cette première victoire symbolique ne saurait éclipser « toutes ces expulsions dont nous n'avons jamais eu connaissance », n'empêche : à partir de la mobilisation autour de cette famille, ce sont en quelques semaines une quarantaine d'associations, syndicats ou partis politiques qui viennent étoffer le « réseau », dont l'existence officielle sera proclamée en janvier 2006.
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vendredi 21 octobre 2011.