accueil RESF
HIER, AUJOURD’HUI, DEMAIN,
ILS SONT SOUS NOTRE PROTECTION!
DON au RESF
Accueil > RESF - Collectifs locaux > 60-Oise ...
Contact

Le Courrier picard : Le préfet de l’Oise : « L’État applique la loi humainement »

 

PROPOS RECUEILLIS
PAR OLIVIER HANQUIER

Vous êtes-vous déjà rendu sous le pont de Paris à Beauvais ?
Bien sûr, à plusieurs reprises.

Et alors ?
Je ne suis pas satisfait de la situation de ces demandeurs d'asile, mais l'État, et j'en suis le garant, applique la loi dans cette affaire. La loi est d'ailleurs très protectrice pour les demandeurs d'asile. Il faut remettre les choses dans leur contexte.

C'est-à-dire ?
J'applique la loi humainement pour mille demandeurs d'asile actuellement. Soit on fournit un hébergement aux demandeurs, soit on leur verse une allocation temporaire d'attente (10,83 euros par jour, ndlr). Aujourd'hui, 519 personnes sont hébergées dans des centres d'accueil pour demandeurs d'asile, 300 autres dans des centres d'accueil d'urgence. 194 personnes sont logées dans des hôtels. Il reste malheureusement sous le pont de Paris entre dix et quarante personnes en fonction des logements qui se libèrent. Mais je précise qu'aucune famille, aucun enfant ne dort sous le pont de Paris.

Pourquoi ne pas ajouter d'autres chambres d'hôtels ?
Le mois dernier, nous étions montés à 300 chambres d'hôtel, et il y avait malheureusement toujours autant de personnes sous le pont de Paris.

Et cela coûte cher ?
Cela a un certain coût, que je ne dévoilerai pas. Ce n'est pas le problème ici. C'est moi qui décide. Il faut savoir qu'à chaque fois que j'ai demandé des crédits supplémentaires au ministère de l'Intérieur, je les ai obtenus. Mais en augmentant le nombre de places dans des hôtels, on risque aussi de fabriquer une filière.

Synonyme de publicité pour les demandeurs d'asile ?
Il faut éviter d'en faire. Encore récemment, à Beauvais, quand un demandeur d'asile arrivait, son premier rendez-vous à la préfecture pouvait être fixé dès le lendemain, contre un délai de trois semaines dans les autres préfectures. S'ajoute à cela une prise en charge plus personnalisée qu'en région parisienne, où le nombre de demandeurs d'asile est démultiplié.

Quelles sont les solutions pour ne plus voir de camping sauvage sous le pont de Paris ?
La préfecture de Beauvais gère les demandeurs de toute la Picardie. Il faut que les départements de la Somme et de l'Aisne puissent en accueillir et héberger 40%. Je travaille dans ce sens. J'espère atteindre cet objectif dans le courant de l'année 2012.

Et pour cet hiver ?
Avec le plan grand froid, la capacité des centres d'accueil d'urgence augmente. Il n'y aura pas de demandeurs d'asile sous le pont cet hiver.

jeudi 27 octobre 2011.

Faire connaître cet article

Partager  
Derniers articles parus :
FIL RSS   liste actusWWW
Liens :
Tous les liens utiles