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Le Journal de Saône et Loire : Montceau les Mines (71) : Aide au retour volontaire. Malgré la campagne de sensibilisation l'ARV ne séduit pas. « Le dispositif est mal connu »

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Le Journal de Saône et Loire: Montceau les Mines (71): Aide au retour volontaire. Malgré la campagne de sensibilisation l’ARV ne séduit pas. « Le dispositif est mal connu »

 

À la demande du ministère de l’Intérieur, une action d’information sur l’Aide au retour volontaire a été menée en octobre dans les trois Cada de Saône-et-Loire, notamment à Montceau.

Nous avons présenté le dispositif de l’Aide au retour volontaire à des personnes déboutées du droit d’asile pour leur laisser la possibilité de quitter le territoire dans des conditions dignes », déclare Leandro Montello, directeur territorial de l’Ofii. Courant octobre, l’Ofii et la préfecture se sont rendus au centre d’accueil pour demandeurs d’asile de Montceau pour informer trois familles, soit neuf personnes, sur l’Aide au retour volontaire (ARV). Une seule famille s’est présentée au rendez-vous et a été reçue en entretien (voir ci-dessous). M. Montello rappelle : » Les personnes déboutées du droit d’asile résidant dans les Cada occupent indûment les places d’hébergement qui devraient être attribuées à d’autres demandeurs d’asile qui ont droit à cet hébergement ».

Très peu demandée

Combien de personnes ayant séjourné au Cada de Montceau ont-elles bénéficié de l’ARV ? Réponse : une seule famille. « C’est la démonstration que le dispositif est mal connu dans le département, répond le directeur de l’Ofii pour qui l’ARV est « une alternative au retour contraint. » Autre son de cloche du côté du chef de service au Cada Le Pont, Dominique Albessard : « La question, ce n’est souvent pas l’argent pour les familles accueillies dans le cadre de la procédure d’asile. Si elles sont parties de chez elle, c’est qu’elles n’avaient pas d’autres choix ».

Depuis la création du Cada montcellien en 2002, il n’y a donc qu’une seule famille d’origine russe (deux adultes et trois enfants), déboutée du droit d’asile, qui a sollicité une ARV. C’était en 2001. « Il y avait un enfant né en France, cela a posé quelques problèmes pour le faire naturaliser. La procédure a été longue, il leur a fallu attendre un an pour pouvoir repartir en Russie », témoigne Jacky Egloff, directeur du Cada Le Pont.

Malgré la campagne de sensibilisation menée cet automne, l’ARV semble laisser sceptiques les professionnels comme les personnes en situation régulière.

mardi 22 novembre 2011.

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